À l’issue d’un séminaire consacré à la bonne gouvernance et au renforcement des capacités institutionnelles, organisé du 12 au 15 mai 2026 à Libreville, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a formulé une série de recommandations destinées à renforcer l’efficacité de la Commission nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite (CNLCEI).
Organisée autour du thème : « bonne gouvernance, partage de bonnes pratiques et renforcement institutionnel au service de l’intégrité publique », cette rencontre a réuni experts, responsables institutionnels et agents de la Commission dans une dynamique de modernisation de l’action publique et de consolidation de l’État de droit.

Au terme des travaux, l’experte de l’OIF, Caroline Goussé, a présenté une feuille de route articulée autour de trois axes majeurs visant à renforcer durablement les capacités de la CNLCEI.
Le premier axe concerne l’organisation interne de la Commission et la répartition des responsabilités entre les différents services. Il s’agit de mieux structurer les activités autour des trois missions fondamentales de l’institution, notamment la prévention et la sensibilisation ; l’enquête et l’investigation et la mission consultative.
Cette approche doit permettre à la CNLCEI de gagner en cohérence, en efficacité et en lisibilité dans l’exécution de son mandat.
Le deuxième axe met l’accent sur le renforcement des capacités humaines. L’OIF recommande un programme soutenu de formation afin de doter les agents de compétences techniques et méthodologiques adaptées aux exigences de la lutte contre la corruption.
L’objectif est de permettre au personnel de maîtriser les outils modernes d’analyse, d’enquête et de prévention, tout en s’appropriant les meilleures pratiques internationales.
Le troisième axe vise à renforcer la place de la CNLCEI dans l’architecture institutionnelle gabonaise. Il s’agit de conforter son autorité, d’améliorer sa visibilité et de consolider sa légitimité comme acteur central de la promotion de l’intégrité publique.
Pour Caroline Goussé, le travail accompli par la Commission mérite une reconnaissance plus juste.
« Vous faites un travail qui n’est pas toujours visible à sa juste valeur », a souligné l’experte de l’OIF.
Présidé par Nestor Mbou, président de la CNLCEI, ce séminaire a permis d’évaluer les acquis de l’institution et d’identifier les leviers susceptibles de renforcer son impact dans la prévention et la répression des pratiques corruptibles.
À travers cet accompagnement technique, l’OIF réaffirme son engagement aux côtés du Gabon pour promouvoir la transparence, la responsabilité et la bonne gouvernance.
Antoine Relaxe
