L’Institut français du Gabon (IFG) a servi de cadre aux manifestations relatives à la Journée mondiale de l’environnement, célébrée à l’instigation des Nations-Unies, le 5 juin de chaque année. L’édition 2026 a mis en exergue l’importance du rôle de l’abeille, pollinisateur et agent essentiel à la régénérescence de la biodiversité et au développement de l’agriculture. La thématique a été orchestrée pour sensibiliser le public sur le rôle crucial des abeilles dans le maintien des écosystèmes.

Les discussions ont porté sur l’importance des abeilles et des autres pollinisateurs, ainsi que sur les menaces qui pèsent sur eux, notamment en lien avec les changements climatiques.
Les abeilles jouent en effet un rôle fondamental dans l’amélioration des rendements agricoles et dépendent en retour de la santé de ces écosystèmes pour leur survie. La citation d’Albert Einstein, « sans abeille, l’humanité n’a que 4 ans à vivre », a été revisité à souhait à cette occasion.
« Ce n’est pas simplement l’élevage des abeilles, mais c’est comprendre aussi le lien entre abeilles, environnement, habitat et flore. L’abeille, par son rôle de pollinisateur, contribue à maintenir les écosystèmes, à l’amélioration des rendements agricoles ; mais aussi dépend de cet habitat, dépend de ces cultures agricoles pour sa survie et pour la production de miel et d’autres produits de la ruche », a renseigné Edgard Cédric Fabre Anguilet, Directeur Adjoint chargé de recherche CAMES.

Les experts ont souligné que près de 90% des plantes sauvages et 75% des plantes cultivées dépendent des abeilles pour leur reproduction. Cette réalité met en lumière l’importance des abeilles non seulement pour la biodiversité, mais aussi pour la sécurité alimentaire, un enjeu majeur au Gabon.
« Ce qui est recommandé, c’est de faire très attention pour ceux qui ne connaissent pas les règles élémentaires, comment vivre avec l’abeille. Si vous êtes en forêt, si vous sentez une ou deux abeilles tourner autour de vous, reculez et partez immédiatement de là parce qu’il y a une ruche à proximité », a prévenu Gabriel Eko, Responsable de ‘’Miel eko’’.
La souveraineté alimentaire au Gabon est intimement liée à la prise en compte des pollinisateurs, a-t-on appris. Les participants ont convenu que la préservation des abeilles est essentielle pour garantir la production de graines et de fruits, éléments clés pour pérenniser les cultures et assurer la sécurité et la souveraineté alimentaires.

Cette journée a donc été un appel à l’action pour tous, soulignant l’importance de protéger les pollinisateurs vitaux et de promouvoir des pratiques agricoles durables. L’avenir de l’environnement de l’alimentation et de l’humanité dépend de notre capacité à valoriser et à préserver les abeilles.
Féeodora Madiba et Frida Dodo
