La Centrale d’achat du Gabon (CEAG) organise les 30 et 31 mai au stade de Nzeng-Ayong, dans le 6e arrondissement de Libreville, la deuxième édition de son « Méga Marché » consacré à la vente de produits de première nécessité à prix réduits. Dès l’ouverture des stands, de nombreux habitants se sont déplacés pour effectuer leurs achats dans ce marché de proximité destiné à lutter contre la vie chère.
Après une première édition organisée au stade d’Angondjé, l’opération a été installée à Nzeng-Ayong afin de rapprocher davantage les produits essentiels des populations. Sur place, les consommateurs ont pu accéder à plusieurs denrées alimentaires et produits ménagers proposés à des tarifs revus à la baisse.
Dans les différents stands, les produits les plus recherchés restaient notamment le riz, l’huile, les surgelés, les produits secs et certains articles ménagers. Plusieurs clients rencontrés sur le site ont salué l’initiative, estimant qu’elle permettait de réduire certaines dépenses du quotidien.
« Les prix sont très abordables, l’initiative est bonne, ce qui permet de pallier un peu aux difficultés pour se fournir en alimentation. Pratiquement tout est allégeant : les surgelés, les produits secs… Mon souhait est que cela se pérennise et qu’on puisse le réaliser dans tous les quartiers de Libreville », a déclaré Koumba, rencontrée au détour d’un stand.

D’autres consommateurs se montrent plus réservés sur l’ampleur des réductions appliquées. Geneviève et Philomène, deux acheteuses présentes sur le site, estiment que certains écarts de prix restent limités par rapport aux marchés de quartier. « Sur certains produits, la différence n’est parfois que de 50 ou 100 francs par rapport aux quartiers, ce n’est pas assez marquant », a confié l’une d’elles.
Elles reconnaissent toutefois des baisses plus visibles sur certains produits. « Là où j’ai vraiment vu la différence, c’est sur l’huile à 800 francs, le carton de pilons de poulet, le sac de riz et les produits ménagers, où des bidons passent de 5 000 à 3 000 ou 4 000 francs », ont-elles expliqué, tout en souhaitant des réductions plus importantes lors des prochaines éditions.
Sur le site également, Georges, employé du secteur privé, a regretté le calendrier choisi pour l’opération. « C’est dommage pour nous qui sommes payés à partir du 5. C’est une belle initiative, j’aurais aimé faire mes courses mais… », a-t-il lancé.
Malgré ces remarques, cette deuxième édition du Méga Marché a connu une forte affluence et confirme l’intérêt des populations pour ce type d’opération commerciale de proximité.
Betiness Makosso
