Alain-Claude Bilie-By-Nze sera fixé sur son sort ce vendredi 15 mai

La chambre d’accusation a décidé, ce mardi 12 mai 2026 de mettre en délibéré pour ce vendredi 15 mai sa décision sur la demande de liberté provisoire de l’ancien Premier ministre, Alain Claude Bilie By Nze incarcéré à la prison centrale de Libreville pour une affaire d’escroquerie présumée.

La décision a été prise au terme d’une audience d’examen des recours introduits par les avocats de l’ancien Premier ministre gabonais contre le mandat de dépôt délivré à son encontre ainsi que contre le rejet de sa demande de mise en liberté provisoire.

À l’issue de l’audience, la juridiction a décidé de mettre sa décision en délibéré le vendredi 15 mai 2026.

Les avocats d’Alain Claude Bilie By Nze à savoir Gisèle Eyue Bekale, Jean-Paul Moubembe, Sarah Ognyane et Me Karelle Obame contestent les mesures judiciaires prises à l’encontre de leur client et sollicitent sa remise en liberté.

Dans un communiqué rendu public à l’issue de l’audience, le parti Ensemble Pour le Gabon (EPG), fondé par Bilie By Nze affirme demeurer « pleinement mobilisé » dans cette affaire. La formation politique de l’opposition dit attendre de la justice une décision « conforme au droit, à l’équité et aux principes fondamentaux d’un procès équitable ».

Ensemble pour le Gabon exige la libération sans condition de son président.

L’ancien chef du gouvernement a été interpellé manu militari devant sa résidence par des éléments de la Direction générale des recherches (DGR), dans le cadre d’une affaire d’escroquerie remontant à 2008, soit il y a dix-sept ans.

À l’époque, alors membre du comité d’organisation de l’ancienne fête nationale des cultures, il aurait perçu une contribution de 5 millions de FCFA de la part de Baba Ramatou, dans l’attente d’un remboursement conditionné au déblocage de fonds publics. Plusieurs cadres avaient également contribué financièrement — dont Bilie-By-Nzé lui-même, à hauteur de 3 millions de FCFA — afin de sauver l’événement menacé d’annulation faute de budget.

N’ayant jamais été remboursée, Baba Ramatou a finalement saisi la justice, à l’origine de la procédure ayant conduit à l’arrestation et au placement en détention de l’opposant.

Darene Mabelle Ayingone

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