Selon des informations obtenues par la rédaction de Gabonactu.com, la Direction du groupe français Eramet a pris note de l’intention du Gabon de souscrire à l’augmentation du capital annoncée par le groupe. Ce dossier fait la ‘’Une’’ de l’actualité après une audience, lundi à Nairobi, au Kenya, entre le président gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguéma et Christel Bories, Présidente-directrice générale d’Eramet. L’échange a eu lieu en marge du Sommet Africa Forward de Nairobi.

Selon un communiqué officiel de la présidence gabonaise, la discussion a permis de faire le point sur l’avancement des travaux menés par les équipes en charge de la transformation du manganèse au Gabon, et sur les enjeux liés au Plan de modernisation et de sécurisation du réseau ferroviaire mené par SETRAG (Société d’exploitation du transgabonais).
A cette occasion, la Direction d’Eramet a pris note de l’intention de la République Gabonaise de souscrire à l’augmentation de capital annoncée par le Groupe, selon la disponibilité de DPS (Droits Préférentiels de Souscription) sur le marché. Eramet précise cependant que cette augmentation « doit être soumise au vote des actionnaires lors de l’assemblée générale du 27 mai ». .
Selon des sources généralement bien renseignées, « Les résolutions déposées auprès de l’Autorité des marchés financiers, prévoient le maintien du droit préférentiel de souscription pour les actionnaires actuels du groupe ». Dans cette hypothèse, certains spécialistes estiment qu’il ne serait pas exclu que les actionnaires actuels douchent les prétentions du Gabon.
Eramet est aujourd’hui le premier producteur mondial d’alliages de manganèse, avec une présence industrielle sur trois continents (Gabon, Etats-Unis, Norvège, France) et une force de vente intégrée à la sidérurgie mondiale. Cette intégration commerciale est un atout irremplaçable.
C’est aujourd’hui, le seul opérateur minier qui a investi dans une unité de transformation locale de manganèse opérationnelle. Le Complexe métallurgique de Moanda (CMM), inauguré en juin 2015 et exploité par Comilog, représentant un investissement de plus de 160 milliards de Francs CFA, demeure à ce jour la première et la seule unité de transformation de manganèse en Afrique subsaharienne.
Féeodora Madiba
