À Port-Gentil, les éléments de l’Office central antidrogue (Ocad) ont réalisé une saisie majeure de plus de 6 700 plaquettes de Tapentadol, un puissant antalgique classé parmi les substances à risque en raison de ses usages détournés. Les opérations de lutte contre les stupéfiants se poursuivent à Port-Gentil. L’Office central antidrogue (Ocad) a mis la main sur une importante cargaison de Tapentadol et interpellé un jeune Gabonais de 21 ans, désormais placé sous mandat de dépôt à la prison centrale de la capitale économique.
Le suspect, Fred Owondo, âgé de 21 ans, a été interpellé en flagrant délit lors de la réception du colis, avant d’être présenté au parquet puis écroué à la prison centrale de Port-Gentil, surnommée “Le Château”. La cargaison, estimée à plus de 20 millions de FCFA, s’inscrit dans une série d’opérations menées par les forces antidrogue pour freiner la circulation de stupéfiants dans la capitale économique. À son interpellation, le mis en cause a déclaré : « Une faute avouée est à moitié pardonnée. Aujourd’hui, on m’a attrapé avec les stupéfiants, c’est vrai, je reconnais les faits et j’assume mes actes »*
Depuis plusieurs semaines, l’Ocad multiplie les opérations ciblées dans la ville pétrolière, mettant en évidence l’ampleur des réseaux de distribution de substances illicites. Selon les éléments de l’enquête, le jeune suspect aurait reconnu les faits, évoquant un réseau structuré entre Libreville et Port-Gentil, avec des approvisionnements organisés via des intermédiaires et des convoyeurs.
Il a notamment confié : « Cela fait près de deux ans que je fais le commerce de stupéfiants. Cette marchandise vient de Libreville chez celui qu’on appelle David Okechukwu », ajoutant également : « Lookman vit aujourd’hui à l’étranger après avoir eu des problèmes ici au Gabon. Je revendais ensuite la marchandise à plusieurs personnes dans les ghettos, notamment à la décharge et au Nyahoulet ».
Cette nouvelle saisie relance les inquiétudes sur la circulation du Tapentadol sur le marché noir et pose, une fois de plus, la question du contrôle des colis interurbains et de l’emprise croissante des réseaux criminels sur la jeunesse.
La lutte contre le trafic de médicaments détournés de leur usage médical constitue un enjeu majeur au Gabon. Le Tapentadol, initialement destiné au traitement de douleurs sévères, est de plus en plus retrouvé dans les circuits illicites. Les autorités judiciaires et policières intensifient leurs actions pour endiguer ce phénomène qui touche particulièrement les centres urbains comme Libreville et Port-Gentil.
Jean-Jacques Rovaria Djodji
