Souveraineté alimentaire : Pacôme Kossy au chevet des producteurs à Ntoum

Le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et du Développement rural, Pacôme Kossy, s’est rendu vendredi à Meyang pour évaluer les défis des exploitants locaux. Entre promesses de financement et solutions logistiques, l’État affiche sa volonté de transformer le secteur agropastoral en moteur de l’économie nationale.

Vendredi dernier, Pacôme Kossy, ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et du Développement rural, a parcouru les exploitations de la zone de Meyang (commune de Ntoum). Cette visite de terrain, loin des bureaux feutrés de Libreville, visait à confronter les ambitions gouvernementales de souveraineté alimentaire aux dures réalités du terrain.

Première étape : la « Ferme Aba’a ». Ce site porcin, piloté par le jeune gabonais Matrix Bitegué, illustre le potentiel mais aussi la précarité du secteur. Manque d’équipements, déficit énergétique et besoin de financement freinent l’expansion de son activité. Face à ces obstacles, le ministre a exhorté le promoteur à solliciter l’appui de la Banque pour le Commerce et l’Entrepreneuriat du Gabon (BCEG). Une démarche qui s’inscrit dans la vision du Président Brice Clotaire Oligui Nguema qui est de faire de l’agriculture locale le socle de l’autosuffisance du pays.

Le patron l’agriculture a ensuite visité les installations de la Société Agropastorale du Gabon (Agropag), accueilli par son PCA, Raymond Ndong Sima. Abattoir en cours d’aménagement, serres maraîchères, élevages bovins et avicoles : le site impressionne par son envergure. Toutefois, le constat reste le même : l’enclavement routier et l’accès à l’énergie demeurent des goulots d’étranglement majeurs. Le ministre s’est engagé à porter ces dossiers auprès des administrations compétentes pour lever ces verrous logistiques.

Au-delà des infrastructures, le membre du gouvernement a salué la vitalité humaine des exploitations visitées, notant avec satisfaction la forte implication des femmes et des jeunes. Pour le ministre, cette mobilisation est le gage d’une création de richesse durable et d’une réduction de la dépendance alimentaire du Gabon.

En réaffirmant le soutien de l’État aux initiatives locales, Pacôme Kossy pose les jalons d’un accompagnement qui se veut désormais plus technique, plus financier et résolument pragmatique.

Betines Makosso

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