Cambriolage à la HAC : Les voleurs cherchaient la clef pour libérer les réseaux sociaux, ironisent des internautes

Il y a des nouvelles qui font rire jaune. Puis il y en a d’autres qui font carrément éclater de rire. L’annonce d’un cambriolage des bureaux de la Haute Autorité de la Communication (HAC) appartient à la deuxième catégorie — du moins pour les internautes gabonais, qui n’ont pas manqué l’occasion de retourner l’ironie contre le régulateur.

Les voleurs ne cherchaient pas l’argent, ironisent-ils. Ils cherchaient la clef. Celle avec laquelle le régulateur de la communication au Gabon a verrouillé les réseaux sociaux depuis février 2026.

« Ils ne sont pas une régie financière. Ils n’ont pas d’argent. Que peuvent aller chercher de vrais voleurs dans une institution où le personnel tire le diable par la queue ? » s’est interrogé Marc, vendeur de vêtements en ligne, privé depuis des semaines de sa vitrine numérique.

« C’est clair, ces cambrioleurs cherchaient cette clef pour libérer les réseaux sociaux », a tranché un autre utilisateur de Facebook — depuis un VPN, évidemment.

« La HAC a suspendu nos vies, pas juste nos comptes. Les voleurs ont eu pitié de nous », a glissé une commerçante de Libreville.

Pour rappel, le 17 février 2026, réunie en séance plénière, la HAC a décidé la suspension immédiate des réseaux sociaux sur l’ensemble du territoire national. Officiellement, le régulateur invoquait la prolifération de contenus diffamatoires, de fausses informations et de cyberharcèlement susceptibles de menacer la cohésion sociale, la stabilité institutionnelle et la sécurité nationale.

Le lendemain matin, Facebook, TikTok, You Tube et d’autres plateformes étaient coupés, une mesure décrite par la présidence gabonaise comme « temporaire » en vue de « légiférer » et « encadrer » leur usage.

Puis les jours ont passé. Les semaines. Et la suspension, elle, est restée. Sans VPN, ipossible de se connecter sur les réseaux sociaux. Même avec le VPN, la vie n’est plus rose. Elle plutôt devenue un calvaire. Les téléchargements sont impossibles à certaines heures. Les lives sont coupés net. Les internautes suffoquent.

C’est dans ce contexte que la nouvelle du cambriolage des locaux de la HAC a éclaté comme une punchline involontaire.

Loin de cette ironie, une source proche de la HAC soutient cependant que ce cambriolage n’est pas le tout premier. L’institution est régulièrement la cible des malfrats.

Marie Dorothée

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