Les experts des Caisses nationales de sécurité sociale (CNSS) du Gabon et du Burkina Faso ont procédé, du 27 au 31 juillet à Libreville, à l’examen des comptes des exercices 2023, 2024 et 2025, dans le cadre d’une rencontre destinée à fiabiliser les échanges entre les deux institutions et à garantir la continuité des prestations versées aux assurés ayant transféré leur résidence entre les deux pays.
Pendant cinq jours, les délégations des deux organismes ont travaillé au siège de la CNSS du Gabon pour rapprocher leurs données, apurer les comptes et vérifier la concordance des opérations effectuées de part et d’autre, dans un objectif de fiabilisation des paiements.
L’ouverture des travaux a été présidée, au nom du directeur général de la CNSS du Gabon, par son conseiller Marc Joël Batchielily, qui a insisté sur l’enjeu de la rencontre en matière de transparence, de bonne gouvernance et de coopération entre les deux institutions. Les échanges ont porté sur les prestations techniques, le suivi des réclamations, ainsi que sur la concordance entre les virements effectués par la CNSS du Gabon et les paiements réalisés par son homologue burkinabè.
Côté gabonais, les travaux ont été coordonnés par l’agent comptable Mondjot Nzouba Ndama et le directeur des Prestations techniques, Face d’Ange Nzengue. La délégation burkinabè était conduite par la directrice centrale des Prestations de la CNSS du Burkina Faso, Augustine Marthe-Charlotte Nacro épouse Gouem, qui a salué l’accueil réservé à sa délégation et réaffirmé l’importance de cette collaboration pour les assurés des deux pays.
Au-delà de la seule régularisation comptable, cette coordination répond à un enjeu concret pour les bénéficiaires : certains assurés, qui transfèrent leur résidence principale du Gabon vers le Burkina Faso ou inversement, continuent en effet de percevoir les prestations acquises auprès de leur organisme d’origine. Le travail mené entre les deux Caisses vise ainsi à faciliter le paiement des pensions et autres prestations concernées, de même que le traitement des réclamations et le suivi des dossiers.
Au terme des cinq jours de travaux, les deux délégations ont harmonisé leurs analyses et consolidé les opérations de reddition des comptes pour les exercices concernés, une étape présentée comme un facteur de renforcement de la fiabilité des échanges entre les deux institutions.
Cette collaboration s’appuie sur l’accord de paiement signé le 5 février 2019 entre les CNSS du Gabon et du Burkina Faso, qui fixe les conditions et modalités de paiement des pensions ainsi que des rentes d’accidents du travail et de maladies professionnelles aux titulaires ou bénéficiaires ayant transféré leur résidence principale dans l’un des deux pays. Son article 21 prévoit que l’organisme émetteur et l’organisme payeur procèdent à la reddition des comptes au plus tard à la fin du mois de mars de chaque année, alternativement dans l’un ou l’autre organisme.
Tryphène Lembah
