Ouverture du 1er Salon africain des infrastructures à Libreville (SAIL)

Le ministre de l’Industrie et de la Transformation locale, Lubin Ntoutoume a donné jeudi à Libreville, le coup d’envoi du tout premier Salon africain des infrastructures de Libreville (SAIL) qui réunit dans la capitale gabonaise les principaux acteurs des BTP d’Afrique centrale ainsi que des partenaires financiers du secteur.

La rencontre de Libreville a pour thème « Infrastructures gabonaises : bâtir aujourd’hui, transformer demain ». Elle rassemble sur une même adresse durant 3 jours des bailleurs de fonds, investisseurs et professionnels du BTP pour dresser les bases de la transformation économique du continent.

Plusieurs stands ont été érigé à la baie des rois, sur le front de mer de la capitale où se déroule l’événement. Les opérateurs du secteur ont mis à contribution leur géni-créateur pour donner à l’événement une dimension technique à la hauteur de l’évènement.

Engins et camions de chantier sont visibles tout comme des équipements lourds et légers sans oublier les catalogues des principaux outils de chantiers sont exposés dans les stands.

Parmi les sociétés qui exposent leurs équipements et savoirs faire dans les réalisation des infrastructures figurent le groupe CFAO à travers son filiale LOXEA (location), CECA Gadis à travers ses filiales SOGAME EQUIP et MATELEC, Consortium international des travaux publics (CITP), Porteo BTP, SUNU Assurances…

Le développement des équipements structurants constitue la « colonne vertébrale » du Plan national de croissance et de développement 2026-2030, initié par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a déclaré le ministre Lubin Ntoutoume.

« Une infrastructure n’est pas seulement du bitume ou un quai. C’est un instrument d’appui à l’industrialisation, à la souveraineté énergétique et à la compétitivité de nos entreprises », a martelé le ministre, appelant à lier le financement des projets à la création de valeur et au développement des compétences locales.

Conçu comme une vitrine du savoir-faire africain, le salon s’articule autour de trois axes : bâtir, financer et planifier. Pour le commissaire de l’exposition, cette première édition vise à établir des partenariats directs entre donneurs d’ordre, institutions financières et PME de l’aménagement urbain, tout en encourageant la jeunesse à s’orienter vers les métiers de l’ingénierie.

En marge des discours institutionnels, le secteur privé s’est fait entendre par la voix de l’Union des représentants automobiles et industriels (URAI). Saluant l’initiative portée par l’équipe de BTP Afrique, le collectif des distributeurs agréés a dénoncé la concurrence déloyale des importations directes et des opérateurs occasionnels dépourvus de service après-vente (SAV).

Afin de sécuriser les investissements et garantir la pérennité des chantiers, l’URAI demande l’intégration de critères de présence locale, d’ateliers techniques et de garanties constructeurs dans l’attribution des marchés publics.

Le SAIL positionne le Gabon comme le laboratoire de l’infrastructure durable et productive en Afrique centrale.

Betines Makosso

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