Union européenne–Gabon : fin du protocole de pêche, vers un nouvel Accord ?

Le protocole de pêche conclu entre l’Union européenne et le Gabon, signé le 29 juin 2021 dans le cadre de l’Accord de partenariat de pêche, arrive à échéance ce 28 juin 2026. Les autorités gabonaises et l’Union européenne entendent désormais ouvrir des négociations pour un nouvel Accord de partenariat de pêche durable et un nouveau protocole d’application, avec pour objectif de consolider leur coopération en matière de pêche durable et d’économie bleue.

À l’approche de l’expiration du protocole, l’Union européenne indique avoir assuré, avec les autorités gabonaises, une fin ordonnée de l’accord en vigueur. Les deux partenaires ont également travaillé à optimiser l’utilisation de l’appui sectoriel financé par l’UE, en l’orientant vers des projets structurants destinés à renforcer la gouvernance du secteur halieutique et le développement de l’économie bleue.

Bruxelles affirme par ailleurs être disposée à examiner de manière « constructive et transparente » les préoccupations exprimées ces derniers mois par la partie gabonaise. « Notre approche est tournée vers l’avenir : préserver ce qui fonctionne, traiter les obstacles de manière pragmatique et construire un cadre rénové, équilibré et efficace », souligne l’Union européenne dans un communiqué.

L’UE réaffirme enfin sa disponibilité à ouvrir, en parallèle, des négociations sur un nouvel Accord de partenariat de pêche durable de nouvelle génération ainsi qu’un nouveau protocole d’application, qu’elle souhaite mutuellement bénéfiques.

Le gouvernement gabonais avait annoncé son intention de ne pas reconduire l’accord dans sa forme actuelle, estimant que celui-ci présentait un déséquilibre au détriment du Gabon, tant sur le plan économique que sur celui de la valorisation locale des ressources halieutiques.

C’est dans ce contexte que l’ambassadrice de l’Union européenne au Gabon, Cécile Abadie, avait accordé un entretien exclusif à Gabonactu.com, au cours duquel elle appelait à privilégier les échanges plutôt que la confrontation, affirmant notamment : « Mon souhait, c’est que nous puissions nous mettre autour de la table et discuter de chacun de ces points le plus rapidement, le plus efficacement possible ».

Une déclaration qui traduit la volonté de Bruxelles de maintenir le dialogue et d’ouvrir la voie à la négociation d’un nouveau partenariat.

Dokira Nkili

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