L’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA) a publié, ce mardi 23 juin 2026, un communiqué préliminaire afin de clarifier les informations qui circulent sur les réseaux sociaux concernant l’exportation de certaines boissons de la Société des boissons rafraîchissantes du Gabon (SOBRAGA) vers la France.
Selon l’agence, l’affaire remonte à la période de septembre à octobre 2024, lorsqu’un lot de produits exportés vers la France a fait l’objet de contrôles. L’AGASA indique avoir été saisie dès cette période et avoir poursuivi le traitement du dossier avec les parties concernées.
Les résultats des analyses auraient été communiqués à l’entrepreneure Marcelle Eyang Noutchet le 21 mars 2025, lors d’une audience tenue au siège de l’institution, en présence d’un accompagnateur identifié comme Sacha Ondo. Ces analyses s’appuient, selon l’agence, sur des rapports des services compétents français ainsi que sur des laboratoires partenaires.
Les autorités françaises auraient relevé des teneurs supérieures aux seuils autorisés par la réglementation de l’Union européenne sur certaines boissons, notamment Zombies, Banana Mama et Gin Tonic. D’autres observations portent sur des irrégularités de traçabilité, comme l’absence de numéro de lot sur certaines bouteilles de Kit Regab et Racines, ainsi que des éléments liés au régime fiscal appliqué au Whisky Cola lors de son importation.
L’AGASA précise toutefois que les mêmes produits ont été jugés conformes aux normes du Codex Alimentarius, appliquées au Gabon par l’OMS et la FAO. L’agence souligne que les différences de réglementations entre pays peuvent expliquer des écarts dans les conclusions des contrôles sanitaires.
Face à la relance du sujet sur les plateformes numériques, l’AGASA appelle à la prudence dans le traitement de l’information et invite à se référer aux données officielles concernant ce dossier, toujours en cours d’analyse selon les autorités compétentes.
Stone Ferrari Mikala
