L’Union Sportive de Bitam (USB) entrevoit enfin le bout du tunnel. Dans une déclaration adressée au public bitamois ce jeudi 7 mai 2026, le Comité de pilotage pour la survie du club a annoncé la levée de la suspension de recrutement imposée depuis plusieurs années par la FIFA. Une décision saluée comme une étape décisive dans la reconstruction du mythique club du Septentrion.
Après des mois de turbulences administratives et sportives, l’USB peut de nouveau recruter des joueurs, aussi bien sur le plan national qu’international. Dans son communiqué signé depuis Libreville, le Comité de pilotage a rendu hommage aux efforts du président Billy Edo Bendo et d’Edgard Samy, présentés comme les principaux artisans de cette avancée. Pour les responsables du club, cette décision marque un tournant majeur dans la relance de l’équipe, longtemps fragilisée par des sanctions et une profonde crise interne.
Le message adressé aux supporters insiste également sur la nécessité de maintenir l’unité autour du club. « Cette victoire n’est pas seulement celle d’un bureau, mais celle de tout un peuple », souligne le comité, appelant les Bitamois à rester mobilisés afin de redonner à l’USB son prestige d’antan. Avec cette levée de sanction, le club espère désormais renforcer son effectif et retrouver une dynamique sportive capable de lui permettre de redevenir l’un des poids lourds du football gabonais.
Ces derniers mois, l’Union Sportive de Bitam a traversé l’une des périodes les plus sombres de son histoire. Le club avait été frappé par une interdiction de recrutement décidée par la FIFA à la suite de litiges financiers et d’impayés liés à d’anciens joueurs. À cette sanction se sont ajoutées de graves tensions internes marquées par un bicéphalisme opposant plusieurs dirigeants revendiquant le contrôle du club. Cette crise avait conduit la Fégafoot à suspendre provisoirement l’USB du championnat national en mars 2026.
Sur le terrain, les conséquences ont été immédiates. L’équipe a enchaîné contre-performances, retards administratifs et matches annulés, frôlant même la relégation lors de la saison précédente. Des joueurs avaient observé des mouvements de grève pour dénoncer les salaires impayés et les difficultés de gestion du club.
Malgré ce contexte explosif, un accord interne conclu fin mars avait permis la réintégration de l’USB dans le championnat national. La levée de l’interdiction de recrutement apparaît aujourd’hui comme un nouveau signal d’apaisement pour un club historique du football gabonais.
Nkili Akieme
