Le ministre de l’Industrie et de la transformation locale, Maitre Lubin Ntoutoume, a procédé, jeudi à Port-Gentil, au lancement officiel du Document Unique d’Évaluation des Risques Industriels (DUERI), à la faveur d’un atelier d’information et de sensibilisation placé sous le thème : « La promotion d’une véritable culture de prévention des risques industriels ». Cette rencontre a réuni les autorités administratives et locales, ainsi que de nombreux acteurs du secteur industriel, notamment des chefs d’entreprises et des responsables QHSE, venus s’approprier cet outil indispensable.

L’atelier de Port-Gentil vise ainsi à faciliter l’appropriation du DUERI par les industriels, à travers la clarification des exigences réglementaires, le partage d’outils méthodologiques et la promotion des bonnes pratiques en matière de gestion des risques.
Au-delà de son caractère réglementaire, le ministre a insisté sur le fait que cet instrument constitue un véritable levier de performance et de compétitivité pour les entreprises.
« Une entreprise qui anticipe ses risques est une entreprise plus sûre, plus efficace et mieux préparée aux défis économiques », a souligné le membre du gouvernement qui a salué la mobilisation des participants, y voyant une preuve de l’engagement des opérateurs économiques en faveur de la sécurité industrielle, de la santé au travail et de la protection des outils de production.
Rendu obligatoire par arrêté ministériel en mars 2025, le DUERI se présente comme un outil structurant permettant d’identifier, d’analyser et de hiérarchiser les risques liés aux activités industrielles, en vue de mettre en œuvre des mesures de prévention adaptées.
Motivations et justification
Maitre Lubin Ntoutoume a rappelé que cette initiative s’inscrit dans la vision du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguéma, axée sur la diversification économique et la transformation locale des matières premières. Une ambition qui vise à faire évoluer le Gabon d’une économie extractive vers un modèle productif, créateur de valeur ajoutée, d’emplois durables et de croissance inclusive.

Selon lui, la réussite de cette transformation repose sur la mise en place d’un tissu industriel « solide, compétitif et sécurisé », notamment dans des secteurs stratégiques tels que la transformation des minerais, l’agro-industrie, la filière bois, la pêche, les matériaux de construction ou encore la pétrochimie. Dans ce contexte, la maîtrise des risques industriels apparaît comme une exigence incontournable, a-t-il exhorté.
Le succès de cette démarche repose sur une synergie entre les différents acteurs. Si l’État assure un rôle d’encadrement, d’accompagnement et de contrôle, les entreprises demeurent les premières responsables de la mise en œuvre effective des dispositifs de prévention.
Le ministre de l’Industrie et de la transformation locale a appelé l’ensemble des parties prenantes à s’impliquer activement dans la consolidation d’une culture de prévention, gage d’une industrie gabonaise plus résiliente, responsable et en phase avec les ambitions de développement du pays.
Elliott Ana Merveille et Jean-Jacques Rovaria Djodji
