La mairie de Libreville rappelle les tarifs officiels des droits de place

La mairie de Libreville a publié un rappel officiel des droits de place applicables aux commerçants exerçant dans les marchés municipaux et sur le domaine public communal. L’objectif est de lutter contre les perceptions illégales, d’assurer une meilleure transparence dans le recouvrement des recettes municipales et de rappeler les sanctions encourues en cas de non-respect de la réglementation.

Dans une note datée du 11 juin 2026, le maire de la commune de Libreville rappelle que les droits de place journaliers sont fixés conformément aux délibérations municipales n°11/CM du 13 juillet 1984 et n°003/2014/PE/CL/CM/SG du 23 juin 2014.

Les tarifs restent inchangés selon la nature de l’activité commerciale. Ainsi, les vendeurs de vivres au détail s’acquittent de 1 000 F CFA par jour au marché de Mont-Bouët contre 500 F CFA dans les autres marchés municipaux. Les commerçants de friperies paient 1 000 F CFA par jour, quel que soit le marché.

Pour les ventes effectuées à partir de véhicules transportant des produits vivriers (bananes, taros, ignames ou autres denrées), le droit de place est fixé à 2 000 F CFA par jour, tandis que les exploitants de conteneurs commerciaux doivent verser 4 000 F CFA quotidiennement.

Les vendeurs de tissus et de marchandises diverses sont, quant à eux, soumis à un droit de 500 F CFA pour un petit stand et de 1 000 F CFA pour un grand stand, aussi bien au marché de Mont-Bouët que dans les autres marchés municipaux.

La municipalité précise également que les commerçants installés en dehors des marchés municipaux, sur le domaine public communal, et ne disposant pas des documents fiscaux requis demeurent assujettis au paiement des droits de place. Cette redevance cesse toutefois dès lors que les intéressés présentent les pièces fiscales exigées.

La mairie insiste sur le fait que seuls les agents municipaux habilités sont autorisés à percevoir ces droits. Chaque paiement doit obligatoirement donner lieu à la remise d’un timbre municipal, preuve du règlement effectué. Les sommes collectées sont ensuite reversées à la caisse du receveur municipal.

Enfin, l’autorité municipale avertit que tout commerçant occupant un emplacement sans autorisation ou refusant de s’acquitter des droits de place s’expose à des sanctions administratives.

Le rappel de ces dispositions intervient dans un contexte où la gestion des espaces commerciaux et la mobilisation des recettes locales constituent des enjeux majeurs pour la commune de Libreville. Les marchés municipaux, notamment celui de Mont-Bouët, plus grand marché de la capitale, accueillent quotidiennement plusieurs milliers de commerçants. La municipalité entend ainsi renforcer le respect des textes en vigueur, lutter contre les occupations irrégulières du domaine public et garantir une meilleure traçabilité des recettes issues des droits de place.

Betines Makosso

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