Affaire Bilie-By-Nze : la chambre d’accusation fait la sourde oreille

La chambre d’accusation n’a finalement pas examiné, ce vendredi, les recours introduits par les avocats d’𝐀𝐥𝐚𝐢𝐧-𝐂𝐥𝐚𝐮𝐝𝐞 𝐁𝐢𝐥𝐢𝐞-𝐁𝐲-𝐍𝐳𝐞 pour contester l’ordonnance de placement sous mandat de dépôt, ainsi que celle rejetant la demande de mise en liberté provisoire de leur client.

L’annonce a été faite ce samedi par le parti 𝐄𝐧𝐬𝐞𝐦𝐛𝐥𝐞 𝐏𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐆𝐚𝐛𝐨𝐧 (𝐄𝐏𝐆), fondé par Bilie-By-Nze.

« Ces recours n’ont finalement pas été examinés », regrette le parti, relevant avec gravité que les dossiers ont été renvoyés au 12 mai 2026, aux fins de notification des mémoires à la partie civile, à la diligence du ministère public.

« À cette heure, cette formalité n’a toujours pas été accomplie par Monsieur le procureur général », rappelle l’EPG.

« Cette situation soulève de sérieuses interrogations quant au respect effectif du principe du contradictoire, pourtant au fondement de tout procès équitable et de toute justice impartiale », poursuit le parti dans son communiqué.

« Chaque retard inexpliqué et chaque entorse aux garanties fondamentales alimentent inévitablement le doute sur la sérénité et l’impartialité de la procédure en cours », souligne le communiqué, qui rappelle que ce dossier est particulièrement scruté, tant au Gabon qu’à l’international.

Le parti estime que « c’est la crédibilité même de l’État de droit qui se trouve mise à l’épreuve » à travers cette affaire.

Alain-Claude Bilie-By-Nze, par ailleurs ancien Premier ministre a été arrêté puis incarcéré le 16 avril 2026, dans le cadre du litige qui l’oppose à dame Baba Ramatou, portant sur une dette présumée de cinq millions (5 000 000) de francs CFA.

Carl Nsitou

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