Le ministère de la Santé a célébré, vendredi 1er mai, la Journée internationale du travail, à son siège. Agents, partenaires sociaux et responsables ont pris part à cette commémoration marquée par des moments de convivialité, animations et réjouissances; mais aussi par des échanges sur les enjeux du dialogue social et du fonctionnement du système de santé.
Au nom des travailleurs, le Secrétaire général du ministère Alain Charles Rotimbo a rappelé que le système sanitaire repose avant tout sur l’engagement des ressources humaines. Il a mis en avant les contraintes auxquelles font face les médecins, professionnels paramédicaux, agents administratifs et hospitaliers dans les structures de santé, où la continuité des soins reste assurée malgré des conditions jugées exigeantes.
Les discussions ont mis en lumière plusieurs priorités, notamment l’amélioration du cadre de travail, la valorisation des carrières et le renforcement du dialogue social. Les partenaires sociaux ont également insisté sur la nécessité d’établir des mécanismes de concertation plus efficaces entre les acteurs du secteur et l’administration.
« Notre travail ne ressemble à aucun autre. Nous travaillons dans l’urgence, sous pression, avec une responsabilité immense : celle de la vie humaine », a fait observer la ministre de la Santé, Pr Elsa Nkana Joséphine Ayo Bivigou.
Le membre du gouvernement a ensuite adressé un message de reconnaissance aux agents. « Merci pour votre engagement. Merci pour votre courage. Merci pour votre humanisme. Vous formez une seule et même chaîne. Les grandes choses ne sont jamais faites par une seule personne, elles sont faites par une équipe », a-t-elle déclaré.

Dans la foulée, la ministre a annoncé des mesures liées au cadre du travail, notamment l’entrée en vigueur du Code de la santé et la mise en place prochaine d’une commission chargée d’examiner les doléances.
La question du dialogue social a par ailleurs occupé une place importante au cours de cette journée. Les récentes élections professionnelles ont renforcé la représentativité des organisations syndicales, désormais appelées à jouer un rôle plus structuré dans les échanges avec l’administration.
Christina Thélin Ondo
