Candidat unique à l’élection, prévue ce vendredi à Libreville du futur président de la Fédération des entreprises du Gabon (FEG), Alain Claude Kouakoua, 66 ans, a livré un discours empreint de reconnaissance, d’humilité et d’ambition, dans lequel il esquisse les contours d’une organisation patronale plus influente, plus proche de ses membres et résolument tournée vers l’action.
Dans ce texte écrit adressé aux chefs d’entreprises et responsables du secteur privé, celui qui assure l’intérim depuis mai 2025 a d’abord tenu à exprimer sa gratitude : « Merci pour votre présence. Merci pour votre confiance. Merci pour votre engagement constant au service de notre Fédération ».
Rendant hommage à son prédécesseur Henri-Claude Oyima, il a salué « le président qui a profondément marqué l’histoire de notre Fédération », soulignant que « l’œuvre qu’il a laissée nous oblige » et que « l’ambition qu’il a portée pour le secteur privé gabonais demeure aujourd’hui notre boussole ».
Revenant sur sa prise de fonction comme intérimaire, Alain Claude Kouakoua a insisté sur le sens de son engagement : « Je l’ai fait sans calcul. Je l’ai fait sans ambition personnelle. Je l’ai fait par devoir ». Une posture qu’il entend prolonger dans le cadre d’un mandat plein, qu’il sollicite désormais auprès des membres de la FEG.
Pour lui, l’enjeu dépasse sa personne : « Ce mandat […] ne m’appartient pas. Il vous appartient. C’est vous qui le conférez ». Il affirme ainsi vouloir « poursuivre ensemble une œuvre collective » et « construire la Fédération des Entreprises du Gabon des prochaines années ».
Au cœur de son propos, une conviction forte : « les entreprises gabonaises constituent l’une des plus grandes richesses de notre pays ». Moteur de l’économie, « principal vecteur de création de richesse » et « premier levier de création d’emplois », le secteur privé doit, selon lui, jouer un rôle central dans la transformation économique du Gabon.
Dans un contexte national marqué par des défis majeurs, Alain Claude Kouakoua appelle à un renforcement du rôle de la FEG : « le secteur privé ne peut être un simple observateur. Il doit être un partenaire. Il doit être un moteur. Il doit être une force de proposition ».
Dressant le bilan de son intérim, il met en avant une méthode basée sur le dialogue : « nous avons choisi le dialogue plutôt que la confrontation, la proposition plutôt que la contestation ». Une approche qui, selon lui, a permis de faire émerger « une parole patronale crédible, constructive et respectée ».
Mais c’est surtout vers l’avenir que le candidat projette son ambition. Il appelle à l’ouverture « d’un nouveau cycle : un cycle d’influence, un cycle de résultats, un cycle d’ambition ». Son objectif : bâtir « une Fédération plus forte, plus proche de ses membres », mais aussi « plus influente dans les décisions économiques nationales ».
Dans cette perspective, il plaide pour une organisation davantage tournée vers les PME, engagée dans la transformation locale des ressources, le développement agricole, la digitalisation des entreprises et le soutien aux startups. Il ambitionne également de faire du Gabon Economic Forum « le grand rendez-vous annuel du dialogue économique national ».
Insistant sur la nécessité d’unité, il rappelle que « aucune ambition ne pourra se réaliser sans votre engagement » et que « aucun succès durable ne pourra être obtenu sans notre unité ».
En somme, Alain Claude Kouakoua a lancé un appel solennel à ses pairs : « Je sollicite votre confiance avec humilité […] non pour récompenser le passé mais pour construire l’avenir ». Avant de réaffirmer sa foi dans le rôle du secteur privé : « l’histoire économique d’un pays ne s’écrit pas dans les administrations […] elle s’écrit dans les entreprises ».
Un message clair, porté par une vision assumée : faire de la FEG une force incontournable dans la transformation économique du Gabon.
Carl Nsitou
