Propos de Lanlaire : les femmes de l’UDB prennent la défense d’Oligui Nguema

La Ligue des femmes de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB) réagit aux propos attribués à l’activiste Lanlaire contre le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, ainsi qu’à ceux visant la Première Dame Zita Oligui Nguema et Alice Mpiga, mère du chef de l’État. Dans un communiqué publié le 10 août 2026 sur sa page Facebook, le mouvement féminin du parti dénonce des propos qu’il juge « injurieux et attentatoires » à la dignité des personnes visées.

La réaction intervient après la diffusion d’une vidéo sur les réseaux sociaux, dont le contenu a suscité plusieurs réactions. La Ligue des femmes de l’UDB estime que certaines déclarations attribuées à Lanlaire dépassent les limites du débat politique et portent atteinte à la dignité des personnes concernées.

Pour les responsables du mouvement, la liberté d’expression doit toutefois s’exercer dans le respect des personnes. La Ligue des femmes rappelle que les désaccords politiques peuvent donner lieu à des critiques, mais ne devraient pas, selon elle, conduire à l’insulte ou à l’humiliation. Elle insiste aussi sur le respect dû aux femmes, aux mères et aux familles.

Le communiqué fait également référence à l’article 158 du Code pénal gabonais, que la Ligue présente comme une disposition sanctionnant l’outrage envers le président de la République. Elle évoque une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement ainsi qu’une amende pouvant atteindre cinq millions de FCFA. Ces éléments relèvent toutefois de l’appréciation des autorités judiciaires compétentes.

La Ligue des femmes demande aux autorités compétentes d’examiner les faits dénoncés et de déterminer les suites à leur donner. Cette demande intervient alors que la vidéo continue de circuler sur les réseaux sociaux et alimente les réactions dans l’espace public.

Le mouvement féminin de l’UDB appelle par ailleurs ses militants et l’ensemble des internautes à la retenue sur les réseaux sociaux. Il leur demande notamment d’éviter le partage de contenus injurieux ou susceptibles d’attiser les tensions, alors que les publications peuvent rapidement toucher un large public.

Dans sa conclusion, la Ligue des femmes résume sa position par une formule qui place le respect des institutions au cœur de son message : « Le respect de la République commence par le respect du Président de la République ». Une prise de position qui intervient dans un contexte où les réseaux sociaux occupent une place de plus en plus importante dans les débats politiques au Gabon.

Stone Ferrari Mikala

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