Gabon : La célébration de Journée mondiale de la liberté de la presse reportée au 8 mai

Prévue dans le monde entier ce 3 mai 2026, la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse se tiendra finalement en différé au Gabon le 8 mai prochain. Dans son discours, le ministre de la Communication et des Médias a néanmoins réaffirmé l’attachement des autorités gabonaises à la liberté d’expression, dans un contexte marqué par les défis du numérique et de la désinformation.

Dans une allocution rendue publique à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée chaque 3 mai sous l’égide de l’UNESCO, le ministre de la Communication et des Médias a indiqué que la commémoration officielle au Gabon interviendra exceptionnellement le 8 mai prochain. Ce report est lié à l’ouverture du nouveau site de la Cité de la démocratie ainsi qu’à la tenue du Forum international de l’entrepreneuriat, deux événements majeurs mobilisant les autorités. Malgré ce décalage du calendrier national, le membre du gouvernement a tenu à rappeler que la liberté de la presse demeure « l’un des fondements essentiels de toute société démocratique ».

Le ministre a également réaffirmé l’engagement du Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, en faveur « de la liberté d’expression, du pluralisme des médias et de la responsabilité dans le traitement de l’information ». Revenant sur le thème retenu cette année par l’UNESCO, « Façonner un avenir de paix », il a insisté sur le rôle stratégique des médias dans un environnement dominé par le numérique et les réseaux sociaux. « Les médias ne se limitent plus à transmettre l’information ; ils influencent les perceptions, orientent les débats publics et participent à la construction de l’opinion », a-t-il déclaré, appelant les journalistes à « informer avec rigueur » et à lutter contre « la désinformation, les discours de haine et la manipulation des opinions ».

Évoquant les réformes engagées dans le secteur, le ministre a souligné l’adoption récente d’un « *nouvel arsenal juridique » destiné à renforcer les mécanismes de régulation, notamment sur les questions liées à la publicité et à l’usage des réseaux sociaux.

Le gouvernement, a-t-il assuré, entend poursuivre la modernisation des infrastructures de communication et accompagner davantage la professionnalisation du secteur médiatique. Il a enfin salué « le travail remarquable des femmes et des hommes des médias » qui exercent leur métier « parfois dans des conditions difficiles* ».

Instituée par les Nations Unies en 1993, la Journée mondiale de la liberté de la presse est célébrée chaque année le 3 mai afin de promouvoir la liberté d’expression et défendre l’indépendance des médias.

Nkili Akieme

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