Le tribunal de Port-Gentil a rendu son verdict lundi dans l’affaire opposant plusieurs employés de Satram-Egca Alogis à leur entreprise. Si les prévenus ont été relaxés pour les faits de trouble à l’ordre public, la justice les a reconnus coupables de plusieurs autres infractions, entraînant des peines d’emprisonnement et des amendes.
Au terme de l’audience, Olivier Nzué et Wilfred Bitégué Mbalé, respectivement anciens Directeur général et Directeur général adjoint, ont été déclarés coupables d’association de malfaiteurs, de complicité, de menaces verbales ainsi que de violences et voies de fait. Le tribunal les a condamnés à cinq ans de prison, dont deux ans ferme, assortis d’une amende d’un million de Francs CFA chacun.
Les vingt-quatre autres prévenus ont également été reconnus coupables d’association de malfaiteurs, de menaces, de violences et de voies de fait. Ils ont écopé d’une peine de douze mois d’emprisonnement, dont six mois ferme, ainsi que d’une amende de 200 000 francs CFA par personne. À l’issue de l’audience, l’ensemble des condamnés a été reconduit à la prison centrale de Port-Gentil.

Réagissant à cette décision, le délégué du personnel, Dimitri Fouafoua, a estimé que le jugement ne répondait que partiellement aux attentes des salariés. « Nous avons vécu des situations extrêmement difficiles. Nous pensions que certains faits seraient davantage pris en compte par la justice », a-t-il déclaré, évoquant également le climat de tension qui a entouré cette affaire.
Malgré le verdict, les revendications des travailleurs demeurent. Selon leurs représentants, plusieurs salariés continuent de réclamer le paiement de leurs droits sociaux et financiers. « Notre priorité reste la récupération de nos droits. Beaucoup de travailleurs traversent encore des moments difficiles et attendent des réponses », a insisté Dimitri Fouafoua.
Au-delà de son volet judiciaire, cette affaire met en lumière les difficultés du dialogue social au sein de certaines entreprises. Si la justice a tranché sur les infractions reprochées aux prévenus, les questions liées aux revendications des salariés restent posées et continuent d’alimenter les préoccupations des travailleurs concernés.
Jean-Jacques Rovaria Djodji
