Le Bureau politique du Mouvement pour la Grandeur du Gabon (MGG) a annoncé la remise en liberté de son président fondateur, Christian Mermance N’Nang Nsome, intervenue le mardi 9 juin dernier après près de sept mois de détention préventive à la prison centrale de Libreville.
Christian Mermance N’nang, fondateur du Mouvement Grandeur du Gabon (MGG) a recouvré sa liberté. « Je n’ai pas été condamné. J’ai été libéré par ordonnance de mise en liberté (OML) du procureur de la République puis par une ordonnance de non-lieu du juge d’instruction », a-t-il affirmé.
« J’ai été arrêté le 13 novembre 2025 pour avoir simplement voulu organiser une conférence de presse qui n’avait rien à voir avec la marche pacifique que nous voulions lancer en prélude à l’arrivée du président français au Gabon. Cette conférence avait pour seul ordre du jour l’annonce officielle de la naissance du regroupement de partis politiques dénommé Le Destin National (LDN), dans le but de mutualiser nos efforts et de préparer dès maintenant les élections législatives et locales de 2030 », a éclairé Christian Mermance N’Nang Nsome.
Il a, par ailleurs, réaffirmé avoir été victime de ce qu’il qualifie de « procès d’intention et de suppositions », une situation qui lui aura coûté près de sept mois de privation de liberté.
Le parti politique du Mouvement pour la Grandeur du Gabon (MGG), par la voix de son vice-président et coordinateur général, Time Clodrey Moussounda, s’est félicité d’une décision qu’il présente comme le triomphe d’« une justice professionnelle et impartiale sur les préjugés et les conspirations politiques », tout en réaffirmant leur soutien au président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema.
Le mouvement a également exprimé sa reconnaissance à l’endroit de tous ceux qui ont accompagné Christian Mermance N’Nang Nsome durant cette épreuve. « Nous adressons nos sincères remerciements à tous ceux qui, de près ou de loin, ont manifesté leur soutien multiforme pendant ces sept mois », a déclaré Time Clodrey Moussounda.
Rappel des faits
Les faits remontent au 13 novembre 2025, dans un contexte marqué par la visite officielle du président français au Gabon. Alors que plusieurs mouvements politiques critiquaient les relations franco-gabonaises et les accords historiques signés à la veille de l’indépendance, le MGG avait sollicité l’organisation d’une marche pacifique, finalement refusée par le ministère de l’Intérieur. Une conférence de presse avait ensuite été organisée au complexe Évasion, au PK9 de Libreville.
C’est à l’issue de cette rencontre que Christian Mermance N’Nang Nsome avait été interpellé par des agents en civil. Depuis cette date, il était placé en détention préventive dans le cadre d’une procédure judiciaire qui n’avait pas encore donné lieu à un jugement définitif.
Nkili Akieme
