La République gabonaise poursuit activement le renforcement de son arsenal juridique et institutionnel en matière de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite. À travers sa participation à la 17ᵉ session du Groupe d’examen de l’application de la Convention des Nations Unies contre la corruption, tenue du 18 au 22 mai 2026, ainsi qu’à la 17ᵉ session du Groupe de travail intergouvernemental sur la prévention de la corruption organisée du 20 au 22 mai à Vienne, en Autriche, le Gabon réaffirme sa volonté de consolider la transparence, l’intégrité publique et la bonne gouvernance.
La délégation gabonaise présente à Vienne est conduite par Séraphin Ondoumba, commissaire membre de la Commission nationale de la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite (CNLCEI), par ailleurs expert gouvernemental, point focal de l’ONUDC et chef de délégation. Elle est également composée de Joe Lemboumba Atadit, rapporteur et expert gouvernemental, ainsi que de Sylvère Wilfried Nzamba, chargé d’étude et expert gouvernemental.
Au cours des travaux, la République gabonaise a chaleureusement salué l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime pour l’organisation de cette importante session, tout en partageant son expérience sur la performance du mécanisme d’examen de l’application de la Convention. Pour le Gabon, ce mécanisme demeure un instrument fondamental d’évaluation, d’amélioration et d’accompagnement des États parties dans leurs efforts de prévention et de lutte contre la corruption.
Les autorités gabonaises estiment que ce mécanisme a permis d’identifier avec davantage de précision certaines insuffisances dans la mise en œuvre de la Convention, de renforcer la coordination entre les administrations impliquées dans la prévention et la répression de la corruption, mais aussi d’encourager l’adaptation progressive du cadre juridique national aux standards internationaux.

Dans le cadre du deuxième cycle du mécanisme d’examen de l’application de la Convention des Nations Unies contre la corruption, le Gabon, à travers la CNLCEI, dit avoir déjà transmis au secrétariat de l’ONUDC les réponses à la liste de contrôle d’auto-évaluation. Le pays se prépare également à accueillir prochainement à Libreville une mission d’évaluation directe conduite par les experts examinateurs de la Libye et du Tchad, auxquels les autorités gabonaises ont renouvelé leur entière disponibilité et leur volonté de coopération.
Le Gabon retient également la dimension constructive et non punitive de ce mécanisme, fondée sur la coopération entre États parties. Une approche qui favorise, indique-t-on, un climat de confiance et permet aux pays examinés de partager librement leurs réalités, leurs contraintes ainsi que leurs avancées.
Autre point essentiel souligné par la délégation gabonaise : l’importance du dialogue technique entre experts examinateurs et experts nationaux. Ce cadre d’échanges favorise non seulement le partage des bonnes pratiques, mais permet aussi une meilleure compréhension des défis spécifiques rencontrés par les États dans l’application effective de la Convention.
Enfin, le Gabon a insisté sur la nécessité de renforcer l’assistance technique accordée aux États parties, considérée comme un levier indispensable pour améliorer l’efficacité du mécanisme d’examen. Libreville plaide notamment pour un renforcement des capacités des États, une meilleure diffusion des bonnes pratiques, un suivi plus dynamique des recommandations ainsi qu’un accompagnement technique accru en faveur des pays en développement.
À travers cette participation remarquée à Vienne, la République gabonaise réaffirme son attachement aux principes de la Convention des Nations Unies contre la corruption et sa volonté de poursuivre une coopération étroite avec les États parties ainsi qu’avec l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime afin de renforcer durablement la gouvernance publique et l’intégrité des institutions.
« Sous la haute autorité du Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, la lutte contre la corruption est désormais érigée en priorité nationale majeure et constitue l’un des piliers essentiels de la restauration de la confiance publique », a indiqué M. Ondoumba, soulignant par la suite que c’est suivant cette dynamique que le pays a engagé d’importantes réformes destinées à renforcer « la transparence, la redevabilité dans la gestion des affaires publiques ainsi que les mécanismes de prévention de l’enrichissement illicite ».
Camille Boussoughou
