Quatre ressortissants gabonais, dont une femme, impliqués dans une affaire de trafic d’ivoire, ont été condamnés par la justice gabonaise après leur interpellation et arrestation, le 25 avril 2026 à Mitzic, près d’Oyem, province du Woleu-Ntem (nord), en possession de quatre défenses d’éléphant. Les sanctions prononcées témoignent de la fermeté des autorités face aux atteintes portées à la faune protégée.
La formation spécialisée du Tribunal de première instance de Libreville a finalement rendu son verdict dans cette affaire de trafic d’ivoire, dans laquelle les trois principaux accusés ont été reconnus coupables de détention illégale et de tentative de commercialisation de trophées d’éléphants.
Ils ont chacun écopé, chacun, d’une peine de douze (12) mois de prison, dont six (6) mois avec sursis, assortie d’une amende de 1 million 760 mille de Francs CFA.
La quatrième prévenue, poursuivie pour complicité dans cette tentative de vente, a quant à elle été condamnée à six (6) mois d’emprisonnement, dont quatre (4) mois avec sursis ; ainsi qu’à une amende de 1,5 million de Francs CFA. En complément, les quatre condamnés devront verser solidairement deux millions de Francs CFA à l’administration des Eaux et forêts au titre des réparations civiles.
Les coupables avaient été interpelés lors d’une opération conjointe menée par les agents des Eaux et forêts, la Police judiciaire et avec le soutien de l’ONG Conservation Justice, les suspects avaient été appréhendés alors qu’ils détenaient et tentaient d’écouler quatre défenses d’éléphant.
Après leur interpellation, les trois hommes et la femme avaient été placés en garde à vue avant leur transfert à Libreville pour répondre de leurs actes devant la justice.
Pour les autorités chargées de la protection de la biodiversité, cette condamnation envoie un message clair aux acteurs du braconnage et du commerce illicite d’espèces protégées. Prononcé dans le contexte de la Journée mondiale de l’environnement, ce jugement rappelle l’importance de préserver les éléphants, espèces essentielles à l’équilibre des écosystèmes forestiers du pays.
Malgré les efforts de surveillance et de répression déployés ces dernières années, le trafic d’ivoire demeure une menace majeure pour la conservation de la faune sauvage au Gabon. Cette nouvelle condamnation s’inscrit ainsi dans la volonté des autorités de renforcer la lutte contre ce phénomène.
M.-O. Mignonne et Jean-Jacques Rovaria Djodji
