Dans un communiqué de presse publié ce jeudi, Ensemble Pour le Gabon (EPG – Opposition) a formellement démenti les déclarations faites récemment en France par le Conseiller spécial, Porte-parole de la présidence de la République, Théophane Nzame Nzé Biyoghé, laissant entendre que le président d’EPG, Alain-Claude Bilie-By-Nzé, entretiendrait des rencontres fréquentes avec le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguéma. Archi-faux, souligne Ensemble Pour le Gabon, qui souligne que ces allégations ne correspondent pas à la réalité.
Dans son communiqué, EPG précise qu’en sa qualité de président de parti politique et acteur de la vie nationale, son président n’a rencontré le chef de l’Etat qu’à deux reprises : avant le référendum constitutionnel de novembre 2024 et avant les élections législatives de 2025. « Ces rencontres se sont inscrites dans un cadre politique précis et assumé », lit-on.
« En dehors de ces deux rencontres officielles, le président du parti EPG n’a eu aucune autre rencontre avec le président de la République, contrairement à ce que tente de faire croire le Porte-parole de la présidence », a martelé Ensemble Pour le Gabon.
Pour autant, EPG fait observer que son président n’a jamais fait mystère de sa disponibilité à échanger avec les autorités de la république lorsque l’intérêt supérieur de la nation l’exige, notamment sur des sujets majeurs tels que la décrispation du climat politique, notamment autour des questions liées à la modification de la constitution ; la restauration de l’Etat de droit, en particulier le respect effectif de la séparation des pouvoirs ; ainsi que la mise en place de la Commission Vérité-Réparation et Réconciliation.
« Le dialogue politique ne saurait être transformé en instrument de manipulation ou de discrédit. Les échanges entre responsables politiques, lorsqu’ils existent, doivent être traités avec sérieux, responsabilité et vérité », s’indigne Ensemble Pour le Gabon.
Procès
Poursuivi par dame Baba Ramatou pour une dette présumée de cinq millions (5 000 000) de Francs CFA, interpelé et placé sous mandat de dépôt, le président d’EPG, Alain-Claude Bilie-By-Nzé sera finalement fixé sur son sort ce vendredi, dans le rendu de la chambre d’accusation, appelée à se prononcer sur les requêtes des avocats de l’ancien Premier ministre.
Les requêtes de la défense portent notamment sur la contestation du placement sous mandat de dépôt de leur client et le rejet de la demande de mise en liberté provisoire au bénéfice d’Alain-Claude Biie-By-Nzé. Son parti, EPG, avait appelé la justice « à prendre ses responsabilités historiques, dans le respect du droit, des libertés fondamentales et des principes élémentaires de justice ».
Elliott Ana Merveille
