Lancement du programme Smart Africa Youth Chapter Gabon (SAYC Gabon) en faveur de la jeunesse

Sur invitation des organisateurs, plusieurs personnalités ont pris part, samedi 2 mai 2026, au lancement officiel du Smart Africa Youth Chapter Gabon (SAYC Gabon) au Centre gabonais de l’innovation (CGI), marquant une étape importante dans la stratégie nationale de transformation numérique.

Aux côtés du ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, Marc Alexandre Doumba, quelque députés , chefs d’établissements l’événement a réuni un parterre d’acteurs institutionnels et du secteur numérique, venus saluer une initiative jugée structurante pour l’avenir de la jeunesse gabonaise.

Porté par le ministère de l’Économie numérique en partenariat avec Smart Africa, la Société du patrimoine des infrastructures numériques (SPIN) et le Centre gabonais de l’innovation, le programme SAYC Gabon s’inscrit sous le thème : « La transformation numérique du Gabon est une priorité stratégique, et la jeunesse en est le pilier ».

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Pour le Directeur général du Centre Gabonais de l’Innovation Landry Stephane Zeng Eyindanga, Cette initiative vise à renforcer les compétences numériques des jeunes, qui représentent près de 65 % de la population gabonaise. Elle fait suite à une convention signée récemment à Barcelone entre le Gabon et Smart Africa, organisation panafricaine engagée dans la promotion de l’innovation sur le continent.

Selon le ministre Marc Alexandre Doumba, l’objectif est de combler les insuffisances du système éducatif classique face aux mutations technologiques actuelles.
« L’école traditionnelle ne permet pas toujours de doter les étudiants de toutes les compétences nécessaires dans un environnement de plus en plus numérique », a-t-il souligné.

Le programme repose sur la Smart Africa Digital Academy, dans le cadre de l’initiative « 5 millions d’apprenants », avec pour ambition de démocratiser l’accès à des formations de qualité, souvent limité par des contraintes financières ou géographiques. Le CGI joue ainsi le rôle de hub national pour la mise en œuvre de ce dispositif.

Dispensée en ligne via une plateforme dédiée, la formation s’articule autour de cinq modules couvrant des domaines stratégiques tels que l’intelligence artificielle, les technologies émergentes, le management, la comptabilité et la gestion des données. « Donc, si vous allez aujourd’hui sur formation.cgi.ga, vous allez regarder, vous allez accéder à une page qui vous permet de s’inscrire à cette formation. L’objectif est de vous former sur 5 modules» a expliqué le Directeur général du CGI .

Ces modules sont proposés en partenariat avec des institutions de renom, notamment l’Université d’Arizona et la Thunderbird School of Global Management, reconnues pour leur expertise en innovation et en management. Chaque étape validée permet aux apprenants de progresser vers l’obtention d’un certificat à valeur internationale, équivalent à 15 crédits du système LMD.

Accessible principalement aux jeunes âgés de 18 à 35 ans, avec une certaine flexibilité, le programme met également un accent particulier sur l’inclusion, notamment celle des femmes. Les frais d’inscription s’élèvent à 10 000 FCFA, tandis que l’ensemble des modules est entièrement gratuit.

Au-delà de la formation en ligne, des cohortes seront organisées au sein du CGI afin de surmonter les difficultés liées à la connectivité et d’assurer un encadrement optimal des participants. L’objectif est de garantir un accompagnement complet jusqu’à la validation du parcours.

Pour cette première phase, plus de 2 000 jeunes, issus notamment de l’Université Omar Bongo (UOB), de l’École des mines et du pétrole (EMPT) et d’autres établissements, ont déjà adhéré au programme. Une mobilisation qui traduit une prise de conscience croissante de l’importance des compétences numériques dans un marché du travail en constante évolution.

Toutefois, les autorités rappellent que la réussite de cette initiative repose également sur l’engagement des bénéficiaires. « Les jeunes doivent prendre leurs responsabilités en s’investissant pleinement dans l’acquisition de compétences adaptées aux besoins du marché », a insisté le ministre.

Dans un contexte marqué par un décalage entre les offres d’emploi et les qualifications disponibles, le programme SAYC Gabon apparaît comme une réponse stratégique pour renforcer l’employabilité des jeunes. À terme, il ambitionne de faire de cette jeunesse un acteur clé du développement économique et de la transformation numérique du Gabon.

Tryphene Lembah et Stone Ferrari Mikala

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