Élections professionnelles : Asselabore Ntoutoume mobilise pour la FESEENA

À quelques heures des élections professionnelles au Gabon, la mobilisation et le soutien aux syndicats devant défendre les causes des agents publics d’intensifie. À Port-Gentil, figure de proue, Violéne Asselabore Ntoutoume, militant des premières heures de SOS Éducation la base à Port-Gentil lance un cri d’alerte. Consciente des réalités sur les revendications et la crédibilité syndicale, elle invite ses camarades à jetter leur dévolu le jour du vote du vote à la Fédération Syndicale des Enseignants de l’Éducation Nationale (FESEENA).

À l’approche des élections professionnelles prévues le 28 avril 2026, la dynamique de mobilisation s’intensifie au sein du corps enseignant, notamment à Port-Gentil. Dans ce contexte, Violène Asselabore Ntoutoume, conseillère d’orientation-psychologue et militante des premières heures de SOS Éducation la Base, antenne de Port-Gentil, lance un appel appuyé à la sensibilisation et à l’engagement en faveur de la Fédération Syndicale des Enseignants de l’Éducation Nationale (FESEENA), qu’elle considère comme une structure crédible et porteuse des aspirations de la base.

Dans une déclaration à forte portée symbolique, elle tient à clarifier sa position : « Je ne suis pas candidate. Cependant, mon choix se portera sur la FESEENA et j’invite les autres membres qui ont combattu avec dignité pour l’amélioration de nos conditions à suivre le FESEENA ».

Pour elle, ce scrutin dépasse largement le cadre d’un simple vote syndical. Il s’agit avant tout d’un moment de vérité, un « diagnostic » de la capacité des enseignants à faire bloc pour défendre leur avenir commun. Insistant sur l’importance de la participation, rappelant que l’absence de prise de position équivaut à une forme de renoncement collectif et s’appuyant sur une référence littéraire forte, elle évoque l’idée selon laquelle un peuple passif compromet lui-même son destin. Violène Asselabore Ntoutoume met en garde contre l’inaction et le désengagement. « Il n’est pas question que le silence choisisse pour nous », affirme-t-elle.

Au-delà du choix d’une organisation, la militante souligne une réalité structurelle : aucun leadership, aussi engagé soit-il, ne peut produire de résultats sans une base mobilisée et consciente de son rôle. Elle fait notamment référence à la dernière grève du secteur éducatif, qui, selon elle, a mis en évidence les limites d’un mouvement insuffisamment soutenu à la base.

Dans cette perspective, elle appelle ses collègues à se réapproprier leur pouvoir d’action, en faisant du vote un acte réfléchi et porteur de sens.
« La véritable question n’est pas tant de savoir pour qui voter, mais de déterminer qui nous sommes au moment où nous votons », insiste-t-elle.

Pour Violène Asselabore Ntoutoume, la crédibilité syndicale repose avant tout sur l’engagement de terrain, la constance dans les revendications et l’intégrité des acteurs. Autant de critères qui, selon elle, fondent aujourd’hui la légitimité de la FESEENA auprès d’une frange importante de la base enseignante. À quelques heures du scrutin, cet appel sonne comme une invitation à rompre avec l’indifférence et à faire du vote un levier de reconstruction du rapport de force syndical au Gabon.

Jean-Jacques Rovaria Djodji.

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