Dans son discours sur l’état de la Nation, lundi dernier, devant députés et sénateurs réunis en congrès, au Palais Léon Mba, siège de l’Assemblée nationale, le président de la république, Brice Clotaire Oligui Nguéma, était porteur d’une bonne nouvelle pour les collectivités locales qui voient leurs ressources bonifiées sur l’exercice 2026 en cours. En revanche, sale temps en perspective dans le secteur des transports publics, où l’on devrait désormais apprendre à se serrer la ceinture.
La nouvelle Compagnie nationale de transport (CNT), née de la fusion entre la Société gabonaise de transport (Sogatra) et Trans’Urb, appelées à vivre ‘’sous perfusion financière’’, devront donc apprendre à s’autofinancer avec ses ressources propres, pour couvrir notamment les charges relatives au fonctionnement et au renouvellement de l’outil de travail, a indiqué le chef de l’Etat.
« L’Etat devra retirer ses subventions progressivement. En un mot, fini le Ngori. L’Etat providence, même dans les pays les plus riches n’existe pas. Il faut qu’on sorte de cette illusion », a exhorté Brice Clotaire Oligui Nguéma, s’adressant au ministre de tutelle, aux responsables et aux agents de la compagnie de transport interurbain, dotée à ce jour de 100 bus, a-t-on appris.
‘’L’heure de gloire’’ sonne pour les Collectivités locales
Concernant le grand chantier de la décentralisation, la poursuite de la mise en œuvre effective du transfert des compétences et des moyens s’effectue déjà et se poursuivra sans relâche avec la montée en puissance progressive, a renseigné le président de la République.
Dans cette dynamique, a-t-on appris, le gouvernement a décidé d’allouer progressivement, en fonction des capacités budgétaires de l’Etat, entre 5 à 10% des recettes collectées au bénéfice des Collectivités locales Ainsi donc, depuis l’exercice 2026 en cours, les Collectivités locales, notamment les communes et les départements ont vu leur plafond budgétaire augmenté.
Mais le chef de l’Etat prévient : « pour que le rêve de développement local et de prospérité partagée devienne une réalité durable, j’invite les présidents des Conseils départementaux et les maires à une gestion rigoureuse et transparente des ressources mises à leur disposition, en se conformant à leur obligation de reddition des comptes », a martelé Brice Clotaire Oligui Nguéma.
Féeodora Madiba
