Réformes institutionnelles : Oligui Nguéma appelle au respect des décisions du Dialogue national

Face aux parlementaires réunis en congrès ce lundi, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguéma, a défendu les réformes engagées depuis la Transition tout en appelant à davantage de responsabilité dans leur mise en œuvre. Le chef de l’État a notamment insisté sur la nécessité de préserver l’esprit des conclusions issues du Dialogue national inclusif, tenu en avril 2024.

Revenant sur le processus de réformes institutionnelles engagé depuis 2023, le président de la République a estimé que les consultations citoyennes, le Dialogue national inclusif, l’adoption de la nouvelle Constitution, ainsi que les réformes du Code électoral et de la loi sur les partis politiques ont permis au Gabon d’organiser des élections « apaisées, libres et transparentes ».

Tout en saluant les avancées réalisées, il a exprimé ses réserves sur certaines modifications apportées sur les dispositions issues des recommandations du Dialogue national inclusif, notamment celles relatives à la création des partis politiques. « Les décisions prises par les Gabonais doivent être respectées », a-t-il insisté.

Le chef de l’État a également plaidé pour le renforcement du système démocratique à travers la mise en place d’un fichier électoral plus crédible et l’ouverture d’une réflexion sur les moyens de lutter contre l’abstention. Évoquant l’éventualité d’un vote obligatoire, il a estimé que la participation citoyenne demeure un enjeu majeur pour la consolidation des institutions.

Il a par ailleurs rappelé le rôle accru confié au Parlement dans la nouvelle architecture institutionnelle, notamment en matière de contrôle de l’action gouvernementale et d’interpellation des membres du gouvernement.

Abordant les chantiers en cours, Brice Clotaire Oligui Nguéma a évoqué la révision du Code de la nationalité ainsi que le projet de régulation des réseaux sociaux, présenté comme un outil de lutte contre la cybercriminalité, la diffamation, les discours de haine et les atteintes à la sûreté de l’État. « Ces mécanismes existent déjà dans plusieurs démocraties à travers le monde », a-t-il souligné.

Darelle Mabelle Ayingone

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