Ministère de l’Intérieur : Jean-Rémy Yama exige la mise à jour du PNTP

Le président du Parti national pour le travail et le progrès (PNTP), PNTP a, dans une déclaration faite ce samedi au siège du parti, quartier Damas, dans le 5ème arrondissement de Libreville, exprimé sa profonde indignation devant les lenteurs administratives  ‘’suspectes’’  des services compétents du ministère de l’Intérieur, à procéder à la mise à jour du PNTP dans les délais légaux prescrits, à la suite des changements intervenus au sein des instances dirigeantes de cette formation politique, au terme du congrès tenu le 18 décembre 2025. Une entorse grave à la loi que le président du PNTP assimile à de « l’arbitraire » et « l’incompétence » et exige, à défaut qu’il soit démis par le chef du Gouvernement, la démission du ministre de l’Intérieur et celle de ses principaux collaborateurs de la Direction générale des élections et des libertés publiques.

Selon le Président du Parti national pour le travail et le progrès, le ministre de l’Intérieur dispose de 15 jours, conformément à la loi régissant les partis politiques pour prendre acte et délivrer le récépissé de modification des organes dirigeants d’une formation politique, le PNTP notamment, qui a dûment saisi le ministère de l’Intérieur à cet effet, après le congrès extraordinaire tenu le 13 décembre 2025.

Pourtant, fait observer Jean-Rémy Yama, devenu président du PNTP, à la suite dudit congrès, voici plus de six mois que le PNTP attend la notification administrative du ministre de l’Intérieur, en dépit des rappels et relances « sans suites » ; des demandes d’audience à l’attention du ministre, restées « lettre morte » ; ainsi que les engagements « vains », pris par les principaux collaborateurs du ministre de l’Intérieur, à l’effet de faire diligence sur la régularisation de ce dossier.

« Tous ces atermoiements ont une seule et véritable raison, ça dérange. Jean-Rémy Yama dérange, parce qu’au terme des modifications intervenues au terme du congrès, je suis devenu officiellement, avec la force que m’accordent les nouveaux textes du parti, Président du PNTP. Oui, c’est cette modification là que le ministère de l’Intérieur a du mal à accepter », a souligné le Président du PNTP.

Résilients, Jean-Rémy Yama et ses compagnons, estiment que ces ‘’manœuvres’’ qui vont à l’encontre des directives du chef de l’Etat qui a récemment appelé à l’efficacité, la rigueur et la célérité de l’appareil administratif de l’Etat, ne sauront entamer la détermination du PNTP à prendre toute la place qui lui revient dans le débat et l’animation politique du pays.

« On m’a écarté de l’élection présidentielle, on m’a écarté des élections électives et là, on veut encore m’écarter du débat politique et de la présidence du PNTP. Mais par quel moyen le ministre de l’Intérieur va-t-il y parvenir ?», s’est interrogé, ironique, Jean-Rémy Yama qui dit ne pas s’étonner par ces pratiques d’un temps révolu, qui s’inscrivent dans le droit fil d’une série d’intrigues commencer avant la présidentielle d’avril 2025.

Estimant avoir épuisé toutes les démarches administratives y relatives, le Président du PNTP prévient qu’il reste encore des voies de recours susceptibles d’être explorées et déployées, auprès du Conseil d’Etat notamment.

« Nous ne lâcherons rien, nous ne demandons pas une faveur, sinon l’application stricte de la loi, pour tordre le cou à la défaillance administrative à des fins politiciennes », martèle Jean-Rémy Yama et ses compagnons du PNTP qui exigeant par voie de conséquence la démission du ministre et de toute la chaîne de décision dans cette affaire pour incompétence notoire.

Alph ’-Whilem Eslie

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error

Vous aimez l'article? Merci de le partager.