Le Syndicat des Débrouillards du Gabon (SDG), en collaboration avec l’ONG Solidarité pour le Développement du Gabon (SDG), a tenu une conférence de presse, lundi à Libreville. Les deux structures ont, à cette occasion, dénoncé la décision de l’autorité municipale interdisant les activités syndicales dans les marchés de la commune. Le SDG et l’ONG SDG et demandent par conséquent, le retrait pur et simple de ladite mesure.
Au cours de cette rencontre, les responsables du SDG et de l’ONG-SDG ont affirmé disposer d’un cadre légal leur permettant d’exercer leurs activités auprès des commerçants. Ils ont présenté leurs récépissés d’enregistrement et rappelé leur reconnaissance administrative.
Les responsables des deux organisations ont également invoqué la loi de finances de 2009, qui fixe, selon eux, un prélèvement de 500 francs sur chaque étal. Ils estiment que certains marchés appliquent des montants supérieurs à ceux prévus par les textes.

Le président du SDG, Steve, a indiqué que l’organisation mène des actions de défense des intérêts des commerçants. Il a évoqué des échanges avec les autorités municipales qui n’auraient pas abouti à un accord sur les conditions d’intervention dans les marchés.
Les responsables syndicaux s’insurgent notamment des cas de prélèvements jugés excessifs à Mont-Bouët, où des montants de 2 000 francs par étal auraient été exigés, selon eux, en lieu et place des 500 francs prévus par la réglementation.
Le SDG et l’ONG-SDG affirment par ailleurs avoir été confrontés à des interventions des forces de l’ordre sur le terrain. Ils soutiennent avoir présenté les textes en vigueur aux agents déployés, ce qui aurait conduit ces derniers à se retirer.
En réaction à la décision municipale interdisant leurs activités dans les marchés, les deux organisations appellent les autorités à revenir sur la mesure. Elles disent rester ouvertes au dialogue, tout en demandant le respect strict des textes légaux encadrant la gestion des marchés publics.
Frida Dodo
