Le député du 3ᵉ siège de la commune de Port-Gentil (littoral sud), Richard Albert Royémbo, s’est une fois de plus livré au traditionnel exercice de compte rendu parlementaire, à l’esplanade du Club Sogara. Face à ses électeurs, l’élu a présenté les principaux textes examinés et adoptés au cours de la première session ordinaire de la 14ème législature de l’assemblée nationale, close le 30 juin dernier. Parmi ces textes (23 adoptés sur 34 inscrits), plusieurs réformes majeures concernent directement des secteurs stratégiques tels que la justice, la nationalité, le foncier, les finances publiques, le système bancaire, la santé ou encore la régulation des jeux, a-t-on appris.

Richard Albert Royémbo a notamment évoqué les modifications apportées au Code de procédure pénale, avec l’intégration de la preuve numérique dans les procédures judiciaires. Vidéos, enregistrements et autres éléments issus des technologies numériques pourront ainsi être davantage pris en considération dans l’établissement des faits, sous réserve de l’appréciation du juge.
Pour l’élu, cette évolution constitue une adaptation nécessaire du droit à une société profondément transformée par Internet et les réseaux sociaux.
Le nouveau Code de la nationalité gabonaise a également occupé une place importante dans son exposé. Richard Albert Royémbo a défendu un meilleur encadrement des procédures d’acquisition de la nationalité, ainsi qu’un renforcement des mécanismes de lutte contre les fraudes.
« On ne peut pas se permettre aujourd’hui que la nationalité gabonaise puisse être trimballée partout par des gens qui l’ont peut-être obtenue de manière frauduleuse », a-t-il déclaré,
Autre réforme mise en avant : celle portant sur le régime de la propriété foncière. Dans un pays où les conflits liés aux terrains, aux titres fonciers et aux contestations de propriété demeurent sensibles, le parlementaire considère cette réforme comme un levier de sécurisation des investissements et de préservation de la paix sociale. « Le foncier constitue le socle de tout développement économique et le garant de la paix sociale », a-t-il soutenu.
Des finances publiques réajustées
Sur le plan économique, le député a expliqué les raisons ayant conduit à l’adoption d’une loi de finances rectificative. Les prévisions budgétaires initiales ayant été révisées à la baisse, le collectif budgétaire traduit, selon lui, les difficultés de l’État à atteindre certaines hypothèses de recettes fiscales, douanières et extractives.

Le compte rendu a aussi porté sur l’encadrement des activités de crédit, notamment dans le secteur bancaire et celui de la microfinance. Les nouvelles dispositions visent à renforcer la réglementation applicable aux établissements de crédit, à améliorer les mécanismes de recouvrement et à consolider leur gouvernance.
Le parlementaire a également évoqué les textes relatifs à la création, à l’organisation et au fonctionnement de Centres hospitaliers universitaires (CHU) ainsi que du Laboratoire national de santé publique (LNSP), des réformes présentées comme devant contribuer à améliorer l’organisation et l’efficacité du système de santé.
La Gabonaise des jeux figure enfin parmi les réformes soulignées par le député du 3ème siège de Port-Gentil, avec pour objectif de renforcer l’encadrement d’un secteur présentant, selon lui, des enjeux importants en matière de contrôle, de fiscalité et de circulation des capitaux.
Elliott Ana Merveille et Jean-Jacques Rovaria Djodji
