Discours à la Nation d’Oligui Nguéma : Mille et une raisons d’être fier et d’espérer

Conformément à l’article 49 de la constitution, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguéma, a livré devant les députés et sénateurs, réunis en congrès, son discours sur l’état de la Nation, le premier de son premier septennat à la tête du pays, entamé le 03 mai 2025. Une allocution de deux heures et dix-huit minutes, au cours de laquelle il a décliné avec force et conviction, sa vision, son orientation stratégique et ses ambitions pour le Gabon.

Dressant l’état des lieux de la Nation à son accession à la magistrature suprême, à la suite de la présidentielle d’avril 2025, Brice Clotaire Oligui Nguéma, a établi un « diagnostic difficile » de l’héritage reçu de son prédécesseur.

Un réquisitoire sans concession d’un Etat en quasi « faillite », marqué notamment par une dette abyssale, une économie en lambeau, le chômage des jeunes endémique, une situation socio-sanitaire, éducative et sécuritaire catastrophique ; avec à la clé une identité nationale et une souveraineté dévoyée.  

Des engagements forts

S’appuyant sur des réformes ambitieuses et réalistes, contenues dans le Programme national de croissance et de développement (PNCD), couvrant la période 2027-2029, le chef de l’Etat a égrainé un chapelet de projets, déjà livrés ou en cours, se montrant rassurant quant à l’amélioration considérable des conditions de vie de ses compatriotes d’ici à la fin de son mandat.

« Certains investissements réalisés ou en cours, notamment dans le secteur de l’eau et de l’électricité, ne peuvent être achevés dans les 5 ans à venir. Donc un peu de patience », a plaidé Brice Clotaire Oligui Nguéma qui a recommandé le dégraissage des effectifs de la SEEG, en dissociant clairement les secteurs eau et électricité ; ainsi que la restructuration profonde de cette entreprise, en séparant les segments production, transport et commercialisation.

« Mon mandat ne sera pas celui des fausses promesses et des maquettes, mais plutôt celui de la responsabilité, de l’action et du bâti. Je ne suis pas un président des maquettes, des représentations visuelles ou des New York Forum Africa, non. Je suis un président bâtisseurs et pragmatique », a lancé Brice Clotaire Oligui, citant clairement les grands chantiers ouverts : Cité de la démocratie, Cité Eméraude, Port de Kobé Kobé et de Mayumba, logements sociaux de Bikélé, transformation locale des matières premières et rachat des sociétés pétrolières, projets d’acquisition des centrales thermiques et de construction des barrages hydroélectriques, etc.

Vie chère

A ce sujet, le président de la république à invité ses compatriotes à s’investir massivement dans la production locale pour faire baisser la spéculation sur les produits de consommation de première nécessité ; s’appuyant notamment sur les nombreux projets d’aménagement routier sur l’ensemble du territoire national, qui favoriseront à terme le transport des denrées alimentaires des lieux de production vers les grands centres de consommation.

Pour autant, Brice Clotaire Oligui Nguéma n’a pas manqué de regretter le fait que les jeunes gabonais, candidats à l’entreprenariat ne puissent pas saisir toutes les opportunités offertes par la Banque pour le commerce et l’entreprenariat du Gabon (BCEG), qui n’a à ce jour ‘’distribué’’ qu’un peu plus de 8 milliards de Francs CFA, sur les 25 milliards pourtant disponibles et libérés, faute de candidats, a-t-il fait savoir.

Pour soulager les ménages, le président de la République a annoncé le paiement de la 3ème et dernière tranche des rappels soldes des fonctionnaires (35 milliards FCFA) et de la première tranche de remboursement des épargnants de la Poste Bank SA (10 milliards FCFA), dès ce mardi. Il a également appelé à revoir les mécanismes de fonctionnement et de vente des denrées alimentaires de première nécessité par la Centrale d’achat du Gabon, caractérisés par une certaine supercherie, loin de lutter efficacement contre la vie chère.

La dette

Pour financer le développement, le président de la République dit devoir repartir, chaque fois que nécessaire, sur le marché de l’emprunt, si tant est qu’il s’agisse de financer le développement et donc, de créer de la richesse et d’assurer la croissance ; quand bien même le passif de la dette est lourd et qu’un programme avec le Fonds monétaire international serait en ligne de mire.

Pour autant,« Il n’y aura pas de plan d’austérité », a rassuré le chef de l’Etat qui se félicite d’avoir favorisé en trois ans (période de la transition comprise) la création de plus de 22 000 emplois pour les jeunes ; la distribution de 1067 véhicules à usage de transport en commun dans le cadre du programme Taxi Gab+ et le développement du programme Gab Pêche à Libreville, dont les réajustements permettront l’implémentation dudit programme dans les localités de Mayumba et de Gamba.  

Des réalisations, des projets, mais pas seulement, qui sont des raisons d’espérer à des « lendemains meilleurs », exhorte Brice Clotaire Oligui Nguéma, qui a sollicité la vigilance des parlementaires, à qui il demande d’exercer librement leur rôle de contrôle rigoureux de l’action de l’exécutif, y compris la prérogative d’exiger, s’il le faut, la démission d’un membre du gouvernement défaillant.

A ceux qui accusent le pouvoir de restreindre les libertés publiques et politiques,« je réponds avec calme et fermeté : la république gabonaise est une république en construction, fondée sur le pluralisme politique, la liberté d’expression et le respect des droits. Les partis politiques existent, s’expriment et participent aux élections. Les institutions fonctionnent, les citoyens s’expriment. Mon engagement est de garantir les libertés fondamentales », a conclut le président de la République    

Féeodora Madiba

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