Protection des consommateurs : l’OGC plaide pour une meilleure répartition des rôles

Ibrahim Sendjet Mbolou, président de l’OGC © DR

Le président de l’Organisation gabonaise des consommateurs (OGC), Ibrahim Tsendjiet Mboulou, a appelé les pouvoirs publics, les régulateurs, les associations et les opérateurs économiques à mieux clarifier leurs prérogatives respectives, afin de rendre plus efficace la protection des consommateurs au Gabon, dans un entretien accordé récemment à la presse.

Selon lui, l’OGC remplit une fonction de « veille, d’alerte et de défense des droits des consommateurs », tout en assurant un rôle de médiation entre clients et opérateurs économiques en cas de différend. L’organisation dit également consacrer une partie de son action à la vérification des informations économiques et commerciales en circulation, dans un objectif de lutte contre la désinformation.

Interrogé sur les relations entre son organisation et l’État, M. Tsendjiet Mboulou a insisté sur la nécessité d’un dialogue fondé sur le « respect mutuel des rôles ». Il a réclamé que les associations de consommateurs soient davantage consultées en amont des réformes susceptibles d’affecter le quotidien des citoyens. Il a aussi plaidé pour un partenariat technique reposant sur le partage de données et la participation aux instances de concertation.

Le président de l’OGC a par ailleurs mis en garde contre les risques liés au chevauchement des compétences entre acteurs. « Le respect des missions de chaque acteur permet d’éviter les conflits de compétences, les incompréhensions et les doublons », a-t-il affirmé et appelé à une meilleure coordination entre administration, régulateurs, associations et opérateurs économiques.

Tsendjiet Mboulou a résumé la répartition des rôles qu’il appelle de ses vœux : à l’État la régulation, aux associations la défense des consommateurs, et aux opérateurs économiques le respect de la réglementation vis-à-vis de leur clientèle.

S’adressant directement aux consommateurs, M. Tsendjiet Mboulou les a invités à mieux connaître leurs droits mais aussi leurs obligations, notamment en matière de paiement et de respect des contrats, estimant qu’« un consommateur informé est mieux armé pour défendre ses intérêts ». Aux opérateurs économiques, il a demandé davantage de transparence, rappelant que le client ne doit pas être « considéré comme un adversaire, mais comme un partenaire ».

En conclusion, le président de l’OGC a défini la protection du consommateur comme « une responsabilité collective », appelant à un marché « plus juste, plus transparent et plus durable », fondé sur le dialogue et la complémentarité entre l’ensemble des acteurs concernés.

Marie Dorothée

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