Affaire des taxes des marchés de Libreville : les leaders du Syndicat des Débrouillards libérés, DU crie victoire pour l’État de droit

Le dénouement de l’affaire ayant conduit à l’interpellation de trois responsables engagés dans la contestation des modalités de perception des taxes sur les étals des marchés de Libreville marque un tournant salué par le mouvement syndical. Remis en liberté le lundi 29 juin 2026 faute de preuves suffisantes justifiant leur maintien en détention, les trois militants voient leur libération interprétée par la Confédération syndicale Dynamique Unitaire (DU) comme une victoire des libertés syndicales et du respect de l’État de droit.

« La loi vient de triompher sur l’imposture. Certains ont voulu user de l’abus d’autorité. Mais ça n’a pas fonctionné parce que le parquet vient de relaxer purement et simplement nos camarades », a déclaré, Roger Ondo Abessolo, président par intérim de la centrale syndicale, Dynamique unitaire qui n’a pas caché sa satisfaction.

Le leader syndicale n’a pas manqué de dénoncer avec véhémence ce qu’il considère comme une tentative d’intimidation orchestrée par certaines autorités de la mairie de Libreville.

Au cœur de cette affaire figurent Alvaresse Beyeme By Nguema, président du Syndicat des Débrouillards du Gabon (SDG), Gabriel Stive Mve Ngomo, président de l’ONG Solidarité pour le Développement du Gabon, ainsi qu’un troisième militant. Tous avaient été interpellés après avoir publiquement dénoncé ce qu’ils estimaient être des irrégularités dans les modalités de perception des taxes auprès des commerçants des marchés de la capitale.

Pour Roger Ondo Abessolo, cette décision judiciaire démontre que les institutions ont finalement privilégié le droit sur toute autre considération, mettant ainsi un terme à une procédure que la centrale syndicale jugeait injustifiée.

Quelques jours auparavant, lors d’un point de presse organisé le samedi 27 juin 2026 à son siège d’Awendjé dans le 4e arrondissement de Libreville, Dynamique Unitaire avait déjà élevé le ton. Son président par intérim avait dénoncé une atteinte aux libertés syndicales, soutenant que les responsables du SDG n’avaient fait qu’exercer leur mission de défense des intérêts des travailleurs et des acteurs du secteur informel.

La confédération avait également vivement critiqué les circonstances ayant conduit les trois militants à la brigade de gendarmerie du Camp Roux. Présentée initialement comme une simple séance de dialogue avec les autorités municipales, cette rencontre s’était finalement soldée par leur interpellation. Une méthode que Dynamique Unitaire avait qualifiée de « guet-apens », appelant l’ensemble des organisations syndicales à se mobiliser devant le tribunal de Libreville pour réclamer leur libération.

Antoine Relaxe

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