À l’occasion de la Journée Mondiale de l’Environnement célébrée initialement le 5 juin 2026, la Baie des Rois a été le théâtre d’une mobilisation exceptionnelle ce 06 juin 2026. Autour du Fonds de Préservation de la Biodiversité au Gabon (FPBG) et de la Façade Maritime du Champ Triomphal (FMCT), décideurs publics, diplomates et poids lourds du secteur privé ont scellé un pacte commun : financer et structurer l’économie verte au Gabon. C’est une image forte qui s’est dessinée sur le front de mer de Libreville.
La présence de Maurice Allogho Ntossu, Ministre des Eaux et Forêts, de l’Environnement et du Climat, aux côtés de diplomates de premier plan tels que Can Incesu, Ambassadeur de Turquie, et Rokya Ye-Dieng, Représentante résidente du PNUD, témoigne de l’urgence d’une réponse concertée face aux défis climatiques. L’objectif n’est plus seulement de sensibiliser, mais d’agir et de financer.
L’éco-quartier de la Baie des Rois, hôte de l’événement, s’impose d’ailleurs comme le laboratoire de cette transition. Emmanuel Edane, Directeur Général de la FMCT, a rappelé la ligne directrice de ce projet de 40 hectares .
« le but du développement durable, c’est de construire tout en permettant aux générations futures de continuer à vivre de manière durable», a-t-il souligné.
Une vision qui se traduit par des actes forts, à l’image de l’interdiction stricte du plastique à usage unique dans tous les commerces de la zone. Mais la transition écologique a un coût. Dans son allocution, Christine Yasmine Tchoua, Directrice Générale du FPBG, a souligné la nécessité de fédérer les énergies pour soutenir les acteurs de terrain.
Un appel entendu par le secteur privé. Des acteurs majeurs tels que Gabon Power Company (GPC), UBA, SOBRAGA, Orabank, AFG Bank, Prix Import ou encore la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) se sont positionnés comme sponsors officiels de cette dynamique.
Pour que ces fonds rencontrent les projets locaux, la structuration reste le nerf de la guerre. Membre du jury lors de cette journée, Malicka Deacken, Directrice Générale de Lead Impact Capital, a mis en exergue le décalage fréquent entre les exigences des institutions financières et la préparation des PME vertes.
Un constat partagé par les équipes du PNUD, représentées par Yvonne Pambo, qui accompagnent historiquement l’État gabonais dans ces initiatives. L’enjeu est désormais clair : transformer l’engagement environnemental en un levier de développement économique viable.
Antoine Relaxe et Georlain Nziengui Koussou
