Le parti Ensemble Pour le Gabon (EPG – Opposition), hausse le ton après le maintien en détention provisoire de son président, Alain-Claude Bilie-By-Nzé. Lors d’une conférence de presse tenue mercredi à Libreville, EPG a annoncé le lancement d’une offensive diplomatique, judiciaire et militante à l’international, avec en ligne de mire plusieurs manifestations prévues en France et auprès des Nations unies.
Après le rejet, le 15 mai dernier, des deux appels introduits par la défense concernant le mandat de dépôt et la demande de liberté provisoire, l’EPG dénonce ce qu’il qualifie de « dérives autoritaires » et de « violations répétées des droits de la défense ». Le parti estime que le dossier dépasse désormais le cadre judiciaire classique pour prendre une dimension politique assumée.
Dans cette logique, un cabinet d’avocats internationaux a été mandaté afin de porter l’affaire devant des instances régionales et internationales de défense des droits humains. L’objectif affiché est de contester le narratif officiel des autorités gabonaises et d’alerter la communauté internationale sur l’état des libertés publiques au Gabon.
Sur le terrain, l’EPG et sa branche diaspora ont déjà arrêté un chronogramme d’actions. Première étape : une marche de protestation prévue le 23 mai à Paris entre le Trocadéro et l’ambassade du Gabon. Le 29 mai, un sit-in est annoncé devant le siège des Nations unies avec remise de mémorandums aux institutions internationales.
Enfin, le 6 juin, une conférence-débat doit se tenir à Rennes autour de la situation politique et judiciaire au Gabon. Selon l’EPG, d’autres mobilisations et interventions dans les médias internationaux sont également en préparation pour maintenir la pression autour du dossier Bilie-By-Nzé.
Le président d’Ensemble Pour Gabon avait été interpelé et placé sous mandat de dépôt, à la suite d’une plainte de dame Baba Ramatou qui lui réclame une dette présumée de cinq millions (5 000 000) de Francs CFA. L’Affaire remonte il y a 18 ans, dans le cadre de la célébration de la Fête des cultures dont Alain-Claude Bilie-Bi-Nzé assurait la présidence du Comité d’organisation.
Nkili Akieme
