La veille des premières élections professionnelles que s’apprête à organiser le Gabon, ce mardi 28 avril, le Syndicat autonome des enseignants du Gabon (Saeg) fait œuvre de pédagogie à Port-Gentil (littoral sud), où les responsables de cette structure syndicale ont discuté, samedi, avec les membres adhérents et les enseignants de la capitale économique autour des réalités et enjeux liés à ces élections professionnelles.

Autour de la thématique des élections professionnelles, leaders syndicaux et participants ont unanimement reconnu que ces élections constituent un événement majeur et historique, visant à réorganiser le paysage syndical et à refonder le dialogue social en République gabonaise.
L’objectif, ont-ils convenu, étant notamment de mesurer la représentativité réelle des syndicats, identifier des interlocuteurs légitimes pour les négociations sociales, mettre de l’ordre dans le monde syndical et structurer durablement les échanges entre l’État, les travailleurs et les employeurs
« Les élections professionnelles c’est tout simplement une compétition entre organisations syndicales même si en arrière-plan certaines vont constituer des listes qui vont faire l’objet de calculs de la proportionnelle au moment venu. L’objectif étant de ressortir les syndicats les plus représentatifs afin de désigner les principaux interlocuteurs entre nous et le patronat », a précisé le président du SAEG, Jules Bibang.
Dispositions pratiques
Au cours de cette rencontre, les participants ont été invités à s’approprier les modalités pratiques du scrutin prévu ce mardi 28 avril sur l’ensemble du territoire national.
« Au bureau de vote ils vont vous présenter tous les bulletins de vote, il faut tout prendre et vous verrez le bulletin du SAEG. À l’isoloir prenez le bulletin du SAEG que vous mettez dans la partie vote, et tout le reste sans exception vous mettez dans la partie poubelle. Ce n’est qu’à cette condition que le vote sera validé », a recommandé le président du SAEG.
Force syndicale de premier plan
Se présentant comme une organisation syndicale engagée pour la défense des enseignants, le SAEG entend œuvrer pour une amélioration significative des conditions de vie et de travail.
Il milite notamment pour des salaires dignes, une augmentation des primes de transport et de logement ; ainsi que pour une gestion équitable des carrières, à travers la régularisation des situations administratives et le respect strict des textes en vigueur.

Dans cette dynamique, le syndicat ambitionne également d’améliorer les conditions matérielles d’exercice en plaidant pour des salles de classe et des bureaux équipés, des établissements scolaires conformes aux normes modernes, ainsi qu’un environnement respectueux de la mission éducative.
Concernant la formation et le développement professionnel, le SAEG, membre fondateur de la Conasysed (Confédération nationale des syndicats du secteur éducation), exige un meilleur accès aux formations continues et aux stages afin de renforcer les compétences des enseignants et favoriser leur épanouissement.
Il entend par ailleurs renforcer sa présence sur le terrain afin de rester à l’écoute de tous les enseignants, sans distinction, et continuer à jouer un rôle de force de proposition auprès des autorités.
Alph ’-Whilem Eslie et Jean-Jacques Rovaria Djodji
