Adèle Sylène Bindang Ondzigui épouse Mintogo Nkogo, 5e Vice-Présidente de l’Assemblée nationale a conduit, en partenariat avec le ministère de la Santé et une équipe médicale internationale, une caravane ophtalmologique gratuite à Oyem et Bitam, dans le Woleu-Ntem, qui a permis de réaliser plus de 60 opérations de la cataracte et de prendre en charge près d’un millier de patients, afin d’améliorer l’accès aux soins spécialisés et de lutter contre la cécité évitable dans cette zone reculée à forte personne du 3e âge.

Déployée dans les hôpitaux d’Oyem et de Bitam, l’initiative répond à un manque criant d’infrastructures et de spécialistes en ophtalmologie dans cette province du nord du pays.
Pendant une semaine, des médecins venus notamment d’Europe ont travaillé aux côtés des équipes locales pour offrir consultations, traitements et interventions chirurgicales gratuites à des populations souvent éloignées des grands centres de santé et pour beaucoup fragilisé par leur âge avancé.
Le bilan est significatif : près de 1 000 consultations réalisées, des centaines de patients équipés en lunettes et plus d’une soixantaine d’opérations de la cataracte, qui a redonné, amélioré la vue à de nombreux malvoyants.
« Cette approche nous mène à ce que toutes nos populations aient accès aux soins. Parce qu’ils sont loin des grands centres. Ça fait un bon bout de temps qu’ils n’ont pas de blocs opératoires pour ce qui concerne les services d’ophtalmologie », a déclaré Adèle Sylène Bindang Ondzigui épouse Mintogo Nkogo visiblement heureuse d’avoir contribué à apporter le sourire auprès de ces populations en majorité vieillissantes et qui rencontrent des problèmes de vue de façon récurrente.
Pour les équipes médicales, cette mission confirme à la fois l’ampleur des besoins et le potentiel des structures locales. L’appui du Programme national de lutte contre la cécité a permis d’assurer des soins conformes aux standards internationaux.
C’est une centaine interventions qui ont été faites à l’hôpital dont 60 à 65 cataractes, ces personnes qui étaient en situation de malvoyance ont trouvé la vue grâce à cette opération. « C’est vraiment un grand succès. Nous sommes très fiers que nous voyons le plateau effectif que nous avons ici, qui est vraiment d’un niveau international », s’est réjoui le Dr Christian Ricard du ministère de la Santé.
« Les consultations peuvent être faites ici, mais on n’a pas d’opérations possibles ici en ophtalmologie. Donc notre rôle était surtout de dépister les gens qui étaient les plus susceptibles d’être opérés, en particulier donc les gens qui ont un œil limite ou qui ont une cataracte bilatérale », a indiqué le Dr Chortaud, de l’Université d’Ottawa.
Au-delà de l’urgence, cette caravane pose les bases d’une réponse durable. Les autorités entendent renforcer les capacités locales en combinant soins, formation et transfert de compétences. À terme, l’hôpital d’Oyem pourrait s’imposer comme un pôle de référence, limitant les évacuations coûteuses vers Libreville et rapprochant durablement les soins des populations du nord du pays.
Betines Makosso
