Licenciements à CECA-GADIS : Procédure biaisée, droits légaux piétinés (Avocat)

Le conseil de 63 des 159 agents licenciés du Groupe CECA-GADIS, Maître Tony Serge Minko Mi Ndong, a, à la faveur d’une conférence de presse, ce jeudi, à la Chambre de commerce de Libreville, dénoncé la « procédure cavalière » ayant conduit au licenciement, en mars dernier, de ses clients, essentiellement des anciens salariés des entités Gaboprix et CK2, pour motif économique. Ce qui est contesté par l’avocat et ses clients, ce n’est pas la raison ou les fondements même du licenciement, ce n’est ni l’entreprise et encore moins la liberté économique ou l’emploi, « mais ce sont les procédures et les droits légaux qui n’ont pas été tenus pour le respect de la dignité humaine », ont-ils martelés.

Au nom de ses clients, Maître Tony Serge Minko Mi Ndong a déploré dans sa communication, la démarche de la hiérarchie du Groupe CECA-GADIS dans cette procédure de licenciement économique des anciens salariés, qui aurait exclu la discussion et la négociation avec des collaborateurs, dont certains cumulent jusqu’à 15 voire 20 ans de service

Les salariés auraient brutalement été notifiés de leur licenciement, un matin du mois de mars, sans préavis aucun. La hiérarchie du Groupe arguant avoir simplement pris langue avec les délégués du personnel et les délégués syndicaux, sans se rassurer que l’information ait été véhiculée auprès des intéressés, ignorant de ce fait les aspirations des intéressés.

« Comment une procédure aussi importante a-t-elle pu se dérouler sans que les principaux concernés aient véritablement pu participer aux discussions qui allaient décider de leur avenir ?», s’est interrogé, visiblement dépité l’avocat, malgré les dispositions des anciens salariés à dialoguer en vue de trouver des solutions à l’amiable, à renseigné Maître Tony Serge Minko Mi Ndong.

Ce qui consterne davantage, c’est le fait que l’employeur ait unilatéralement et délibérément pris l’option de précariser ses anciens collaborateurs par le paiement des droits légaux à minima, essentiellement une indemnité d’insertion professionnelle, sans plan social aucun, sans aucune mesure d’accompagnement et vraisemblablement, sans avis motivé de l’Inspection du travail ; tout en faisant fi des exhortations du Programme nationale de promotion emploi (PNPE) sur des précédentes situations similaires, a-t-on appris.

Dans une correspondance adressée à l’administration du Groupe CECA-GADIS, présentée et citée au cours de cette conférence de presse, le PNPE, s’appuyant sur les pratiques des « entreprises citoyennes, le PNPE avait suggéré à CECA-GADIS de déployer au bénéfice de ses anciens salariés à la fois des indemnités d’insertion professionnelle et un plan social cohérent ». Hélas, le PNPE n’a pas été entendu dans cette affaire, déplore l’avocat.

Résultats des courses, des pères et des mères de familles, ont été « remerciés en monnaie de singe, sans filet social, avec des droits légaux insignifiants, après tant d’année de service et de loyauté à l’entreprise », témoignent de nombreux anciens salariés de Gaboprix et CK2, aujourd’hui couverts d’indignité, faute de pouvoir assumer les charges du quotidien dans leurs foyers respectifs.

Seule issue désormais, faute d’explications claires et des réponses cohérentes aux sollicitations émises, « nous saisirons les institutions de la république, le tribunal administratif, le tribunal du travail et l’inspection du travail », prévient Maître Minko Mi Ndong.

Elliott Ana Merveille

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error

Vous aimez l'article? Merci de le partager.