Clôture du projet eGabon-SIS : le Gabon déterminé à consolider les acquis pour un système sanitaire plus performant   

Le Centre hospitalier universitaire d’Owendo (CHUO), a, servi de cadre, le 24 juin 2026, à la cérémonie officielle de clôture du projet de digitalisation du Système d’information de santé (eGabon-SIS) financé par la Banque mondiale. Placée sous le thème : « le système d’information de santé : un héritage numérique durable au service de la santé des populations », cette rencontre a permis de dresser le bilan d’une initiative majeure qui marque une étape décisive dans la modernisation du système sanitaire gabonais.

Présidée par le vice-président du gouvernement Hermann Immongault, la cérémonie a réuni les principaux acteurs ayant contribué à la réussite de ce projet ambitieux, notamment le Ministère de la Santé, la Banque mondiale, l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (ANINF), les équipes techniques ainsi que les professionnels de santé mobilisés sur le terrain.

Plus qu’une simple clôture administrative, cet événement a surtout mis en lumière une profonde transformation structurelle engagée par l’État gabonais dans le cadre du vaste programme de digitalisation de l’administration impulsé par le Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema.

Durant plusieurs années, le projet eGabon-SIS a contribué à moderniser les mécanismes de collecte, de traitement et d’analyse des données sanitaires à travers le pays. Grâce aux outils numériques déployés, les établissements de santé disposent désormais de moyens plus performants pour enregistrer, suivre et exploiter les informations médicales, facilitant ainsi la prise de décision et l’orientation des politiques publiques de santé.

«La Banque Mondiale demeure engagé aux côtés du Gabon pour accompagner cette dynamique. Nous sommes convaincus que les acquis du SNIS, de la Télémédecine et de l’écosystème numérique, constituent une fondation solide pour un système de santé, plus moderne, plus efficace et plus proche des besoins des citoyens », a fait observer avec satisfaction, Aissatou Diallo représentante résidente de la Banque Mondiale au Gabon.

Cette révolution a également permis le renforcement des capacités des personnels de santé et des gestionnaires du système, offrant aux acteurs de terrain des compétences nouvelles adaptées aux exigences de la santé numérique. Une évolution essentielle dans un contexte où la qualité et la disponibilité des données conditionnent l’efficacité des interventions sanitaires.

Pour le Ministre de la Santé, Pr Elsa Nkana Joséphine Ayo épouse Bivigou, les résultats obtenus constituent aujourd’hui des acquis stratégiques pour le pays. Ils permettent une meilleure planification des actions de santé publique, une gestion plus efficiente des ressources et une prise en charge plus rapide et plus adaptée des populations. La disponibilité d’informations fiables et actualisées représente désormais un levier incontournable pour améliorer la gouvernance sanitaire et renforcer la performance globale du système de santé.

Mais les autorités tiennent à rappeler que cette clôture ne marque nullement la fin de l’aventure. Bien au contraire. Elle inaugure une nouvelle étape consacrée à la consolidation et à la pérennisation des acquis. L’enjeu est désormais de garantir la maintenance des infrastructures numériques mises en place, de poursuivre la formation des utilisateurs, de renforcer la cybersécurité des données de santé et d’étendre progressivement les bénéfices de cette transformation à l’ensemble du territoire national.

« Notre ambition demeure intacte : bâtir un système de santé moderne, accessible, performant et centré sur le patient », a souligné Mme Nkana Joséphine Ayo Bivigou, insistant par la suite sur la nécessité de faire de l’information sanitaire un outil stratégique au service de la qualité des soins et du bien-être des populations.

Cette vision est largement partagée par l’ANINF, maître d’œuvre de l’implémentation technique du projet. Son Directeur général, Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki, a rappelé que la fin d’un projet ne doit jamais être perçue comme un aboutissement définitif, mais plutôt comme une étape vers de nouveaux défis.

« Que cette clôture soit donc non pas la fin d’une ambition, mais le point de départ d’une exploitation durable, souveraine et utile du numérique dans notre système de santé », a-t-il indiqué manifestant la disponibilité de son institution au service de cet important programme pour la nation gabonaise.  

Selon lui, les véritables indicateurs de réussite ne se mesurent pas uniquement à travers les équipements installés ou les plateformes numériques déployées. Ils se traduisent avant tout par un patient mieux suivi, un professionnel de santé mieux équipé, une donnée mieux protégée, un État mieux informé et, finalement, un citoyen mieux servi.

Le responsable de l’ANINF a insisté sur l’importance de préserver et de valoriser les investissements réalisés. Les outils numériques doivent désormais être entretenus, améliorés et étendus afin de garantir leur efficacité sur le long terme. Les difficultés rencontrées durant la mise en œuvre doivent également servir d’enseignements pour renforcer les futures initiatives de transformation numérique.

« Le gouvernement considère donc que cette cérémonie constitue le point de départ d’une nouvelle phase : une phase où l’enjeu n’est plus de déployer un outil mais de l’utiliser pleinement ; une phase où chaque établissement de santé devra produire des données fiables ; une phase ou chaque responsable administratif devra faire de la qualité des données une exigence de gestion et une phase où décision publique devra être davantage guidée par l’évidence que par l’intuition », a fait comprendre  M. Immongault clôturant officiellement le projet  eGabon-SIS lancé en 2016 pour un financement approuvé par la Banque Mondiale de plus de 38 milliards FCFA.

 Camille Boussoughou

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