Le Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Charles Edgar Mombo, représentant le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a procédé, ce jeudi 18 juin 2026 au Palais des Congrès de la Cité de la Démocratie à Libreville, à l’ouverture officielle des travaux de la 43e session ordinaire du Conseil des ministres du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES).
Pendant deux jours, cette instance suprême de gouvernance de l’organisation examinera et entérinera les recommandations formulées par le Comité des experts, réuni durant les trois jours précédant cette session ministérielle.
Les experts ont notamment préconisé la mise en œuvre d’une stratégie destinée à redynamiser la recherche scientifique et à accroître la production scientifique au sein de l’espace CAMES, qui ne représente actuellement qu’environ 2 % de la production scientifique mondiale.
Les délégations venues des 19 États membres ont également proposé la création d’une Académie virtuelle du CAMES. Cette structure se veut une plateforme de services scientifiques et académiques destinée à accompagner les États ainsi que les établissements d’enseignement supérieur et de recherche dans leurs efforts visant à améliorer les performances des universités africaines.
« Le Gabon, fidèle à son engagement historique en tant que pays membre fondateur du CAMES, est convaincu que notre institution commune doit demeurer le socle de l’excellence académique panafricaine afin d’adapter nos formations et notre recherche aux besoins de nos économies nationales et de répondre aux défis mondiaux tels que le changement climatique et la transition numérique », a déclaré le Pr Charles Edgar Mombo dans son allocution d’ouverture.
Créé en 1968 à Niamey, au Niger, le CAMES se positionne comme un instrument d’évaluation des enseignants-chercheurs, de promotion de la recherche scientifique et d’harmonisation des systèmes d’enseignement supérieur dans l’espace africain et malgache.
Pour le secrétaire général du CAMES, Pr Souleymane Konaté, l’heure est désormais à la mobilisation collective et à la détermination afin de hisser encore plus haut le flambeau de l’excellence académique africaine.
Camille Boussoughou
