BAC EPS 2026 : 5 candidates molestées pour avoir voulu s’entrainer au stade de Nzeng Ayong

Cinq candidates au baccalauréat ont été molestées par un employé pour avoir voulu s’entraîner lundi soir sur la pelouse du stade de Nzeng Ayong pour se préparer aux épreuves sportives de gymnastique du Bac 2026.

Les cinq candidates sont arrivées au stade, accompagnées de certains membres de leurs familles. A l’entrée, elles sont stoppées par un employé du stade qui exige un paiement de 1 500 FCFA par personne afin d’accéder sur l’aire de jeu.

Les jeunes filles sont surprises. Elles tentent de se renseigner auprès des premiers candidats déjà sur le terrain. Ces derniers soutiennent avoir payé la somme de 1000 FCFA par personne. La différence des tarifs étonne les candidates qui se renseignent auprès d’autres vigiles. Ceux-ci ne confirment pas l’obligation de payer. Ils ont appelé directement certains responsables .

Après plusieurs échanges téléphoniques avec quelques responsables du stade qu’elles ont pu contacter, les candidates infortunées ont été informées que l’accès au stade était entièrement gratuite et l’heure de fermeture des installations était fixée à 18H30.

Et pourtant, un des employé du stade, identifié comme M. David qui exigeait le paiement d’un droit d’occupation de l’espace de 1 500 FCFA par élève, particulièrement remonté, a demande à ces dernières de libérer les lieux.

Sauf que l’une d’elle vient de faire tomber sa boucle d’oreille. Elle allume la lampe de son téléphone. M. David se croit être filmé. Il bondit sur la jeune fille pour tenter d’arracher son téléphone. La situation s’envenime. Des coups et des injures fusent. Une courte séquence est filmée par un passant. Gabonactu.com a obtenu l’enregistrement.


Les jeunes élèves sont sous le choc. Une a perdu son maillot. Ne pouvant laisser cette agression impunie, elles se rendent au Commissariat de police du quartier où elles ont porté plainte pour violence, coups et blessures. « Nous attendons que justice soit faite afin que d’autres enfants ne subissent pas le même sort que nous », insiste une des candidates.

Les candidates veulent aussi savoir si réellement l’Etat gabonais exige à ses enfants un tarif de 1 500 FCFA pour accéder à cette aire de jeu de proximité.

Tryphène Lembah

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