Le Ministre de la Mer, de la Pêche et de l’Économie bleue, Aimé Martial Massamba, a procédé, au cours d’une cérémonie officielle organisée le 17 juin 2026 au Centre d’Appui à la Pêche Artisanale de Libreville (CAPAL), à la réouverture du corridor de l’Estuaire du Komo à la pêche artisanale, fermé depuis 2015. À cette occasion, il a également remis officiellement les cahiers des charges aux opérateurs du secteur.
Selon un communiqué du Ministère, cette décision marque une étape importante dans la politique gouvernementale de développement durable du secteur halieutique. Elle vise à répondre aux attentes des communautés de pêcheurs tout en garantissant une exploitation responsable des ressources aquatiques.
Fermé à la pêche artisanale depuis 2015 conformément à la réglementation en vigueur, le corridor de l’Estuaire du Komo est désormais accessible aux opérateurs dans le cadre d’un dispositif encadré et concerté. Cette réouverture est le fruit d’un dialogue constructif entre l’administration des pêches et les représentants des associations et coopératives de pêcheurs.

Les concertations menées ont permis l’élaboration d’un cahier des charges définissant les conditions d’accès à la zone, les techniques de pêche autorisées ainsi que les modalités de commercialisation des produits halieutiques. Au total, vingt associations et coopératives ont participé à ce processus.
À l’issue de ces travaux, 202 cahiers des charges ont été signés au profit de 202 pirogues appelées à exercer leurs activités dans le corridor. Afin de garantir une gestion durable de la ressource, un programme d’accès progressif à la zone a été mis en place, limitant à quarante pirogues par jour le nombre d’embarcations autorisées à y accéder.
« J’invite l’ensemble des bénéficiaires à respecter scrupuleusement les dispositions arrêtées afin de garantir le succès et la durabilité de cette initiative », a déclaré M. Massamba.
Cette mesure devrait contribuer, dans les prochains mois, à renforcer l’approvisionnement du CAPAL et des marchés en produits halieutiques, tout en améliorant les conditions de vie des communautés de pêcheurs.
Antoine Relaxe
