Déterminée à restaurer la tranquillité publique dans la capitale, la mairie de Libreville a mené, dans la nuit du vendredi 29 mai 2026, une vaste opération de sensibilisation et de contrôle contre les nuisances sonores. Conduite par le maire Eugène M’ba avec l’appui de la Préfecture de police, cette descente a donné lieu à plusieurs rappels à l’ordre et à la saisie de matériels audio.
La guerre contre les nuisances sonores est désormais ouverte à Libreville. Dans plusieurs quartiers de la capitale, le maire Eugène M’ba a personnellement supervisé une opération nocturne visant à faire respecter la réglementation en matière de pollution sonore. Accompagnés des services municipaux et des forces de l’ordre, les responsables ont effectué des contrôles dans différents établissements réputés pour les excès de volume sonore.
Au cours de cette tournée, plusieurs exploitants ont été sensibilisés sur leurs obligations légales, tandis que certains équipements de sonorisation ont été saisis afin de sanctionner les infractions constatées.

Pour la municipalité, cette initiative répond à une préoccupation grandissante des populations confrontées quotidiennement aux nuisances provoquées par certains bars, débits de boissons et lieux de divertissement.
Les autorités ont notamment rappelé que le paiement de la taxe liée aux nuisances sonores ne constitue pas une autorisation à diffuser de la musique à un volume excessif ou audible depuis la voie publique. La mairie affirme vouloir poursuivre ces opérations dans l’ensemble des arrondissements afin de garantir un cadre de vie plus serein aux habitants et de renforcer le respect de l’ordre public.
La question des nuisances sonores est devenue l’un des principaux sujets de mécontentement des populations de Libreville ces dernières années. En mars dernier, plusieurs citoyens avaient publiquement appelé les autorités à appliquer des sanctions plus fermes contre les auteurs de tapages nocturnes.
Selon l’article 453 du Code pénal gabonais, les auteurs de nuisances sonores peuvent encourir des peines d’emprisonnement ainsi que des amendes, particulièrement lorsque les faits sont commis de nuit ou malgré les injonctions des autorités. Quelques jours avant cette opération, la mairie de Libreville avait déjà annoncé un durcissement des mesures répressives, avec des sanctions pouvant atteindre plusieurs millions de francs CFA pour les contrevenants. Cette nouvelle descente s’inscrit ainsi dans une stratégie municipale de reconquête de la tranquillité publique et de protection de la santé des riverains.
Nkili Akieme
