Après huit jours de privation volontaire au bord de mer, les quatre initiateurs du mouvement de protestation pour le développement du département de l’Ogooulou ont annoncé, mardi 21 avril 2026, la suspension de leur grève de la faim.
Wilfried Kombe Nzengui, Armand Kazhaï Moukambou Moukambi, Léonce Mboudi Nzamba et Pierre Claver Boussiengui ont officiellement mis un terme à leur jeûne de protestation entamé le 14 avril dernier.
L’objectif de cette action était de briser « l’omerta » qui entoure la situation de précarité du département de l’Ogooulou (Mimongo). Selon les protestataires, la localité est victime d’un abandon chronique, exacerbé par l’inaction de certains cadres locaux privilégiant leurs intérêts personnels.
« Nous avons choisi le sacrifice plutôt que la résignation pour exposer les réalités de l’Ogooulou, trop longtemps maquillées par des discours creux », ont-ils indiqué dans leur déclaration.
Si les corps sont marqués par huit jours de privation, la détermination, elle, semble intacte. Cette suspension n’est pas un renoncement, mais une décision responsable prise après avoir saisi les plus hautes institutions de la République par voie de courriers officiels. Les grévistes disent désormais attendre des actes concrets et une audience auprès des autorités.
Le mouvement a également profité de cette tribune pour interpeller les aînés et les cadres du département. Regrettant l’indifférence, voire les accusations d’instrumentalisation portées par certains, les leaders ont rappelé leur maturité et leur volonté de servir de « relève » plutôt que de concurrents.
En réaffirmant leur confiance envers le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, les fils de l’Ogooulou quittent le bord de mer avec le sentiment d’avoir éveillé les consciences. La vigilance reste toutefois le mot d’ordre pour la suite de ce combat social.
Betines Makosso
