Le Gabon amorce une mutation profonde de son administration publique, avec un accent particulier sur le secteur des transports. Cette dynamique, portée au plus haut sommet de l’État, s’inscrit dans une volonté affirmée de modernisation, de transparence et d’efficacité. La digitalisation des services de transport apparaît ainsi comme un tournant stratégique, à la fois outil de bonne gouvernance et catalyseur d’un service public de qualité.
Au cœur de cette ambition, la vision du Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui entend faire du numérique un pilier de la refondation de l’action publique. Cette orientation se traduit concrètement par une série de réformes engagées au sein du Ministère des Transports, de la Logistique et de la Marine marchande, sous l’impulsion du patron du département, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi. L’objectif est clair : rompre avec les pratiques du passé, marquées par des lourdeurs administratives et des dérives corruptives, pour instaurer un système moderne, transparent et accessible à tous.

Le Ministre d’Etat en charge des Transports, de la Logistique et de la Marine Marchande, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi est déterminé à rendre plus performant son département © D.R
Parmi les innovations majeures figure la mise en place du permis de conduire digitalisé en collaboration avec la PME gabonaise Rengus Digital. Cette réforme, marque une rupture avec les anciennes méthodes souvent décriées pour leur opacité. Désormais, les procédures d’obtention, de renouvellement et de vérification des permis de conduire sont appelées à être simplifiées grâce aux outils numériques. Cette dématérialisation permet non seulement de réduire les délais de traitement, mais aussi de limiter les contacts physiques propices aux pratiques frauduleuses.
Au-delà du permis de conduire, c’est l’ensemble des prestations liées aux transports qui est concerné par cette transformation digitale. Il s’agit notamment de l’immatriculation des véhicules, de la délivrance de documents administratifs, du suivi des dossiers, entre autres. Ces services sont appelés à être progressivement intégrés dans des plateformes numériques sécurisées. Une évolution qui vise à garantir une traçabilité des opérations en renforçant ainsi la confiance des usagers envers l’administration.
La digitalisation constitue également un levier puissant de lutte contre la corruption. En réduisant l’intervention humaine dans les processus administratifs, elle limite les marges de manœuvre pour les pratiques illicites. Chaque transaction étant enregistrée et traçable, le système favorise la redevabilité et responsabilise les agents publics. Il s’agit là d’un pas important vers l’instauration d’une gouvernance plus éthique et plus rigoureuse.
Par ailleurs, cette modernisation contribue à améliorer significativement la qualité du service rendu aux citoyens. L’accès aux prestations devient plus rapide, plus simple et plus équitable, y compris pour les populations éloignées des centres urbains. En facilitant les démarches à distance, l’État réduit les contraintes liées aux déplacements et aux files d’attente, offrant ainsi une expérience administrative plus fluide.
La détermination du ministère des Transports, de la Logistique et de la Marine marchande à mener à bien cette transformation témoigne d’une volonté politique forte. Il ne s’agit pas seulement d’introduire des outils numériques, mais bien de repenser en profondeur le fonctionnement du service public, en plaçant l’usager au centre des priorités.
En définitive, la digitalisation des services de transport au Gabon s’impose comme une réforme structurante, porteuse d’espoir pour une administration plus moderne, plus transparente et plus performante. Elle incarne une nouvelle ère, où le numérique devient un allié stratégique dans la construction d’un État plus juste et plus efficace.
Antoine Relaxe
