Elections 2023 : le COTED demande de tout arrêter pour une transition

Le président du Consortium de la Société Civile pour la Transparence Électorale et la Démocratie (COTED), Georges Bruno Ngoussi a effectué une sortie publique très remarquable vendredi. Dans une conférence de presse aux allures d’un meeting en salle, le révérend Ngoussi a estimé que la mauvaise organisation actuelle des élections générales (présidentielle, législatives et locales) ressemble à une déclaration de guerre d’où sa suggestion de tout arrêter et de mettre en place une transition afin de mieux organiser ces scrutins pour garantir la paix dans le pays.

Le COTED propose deux plans. Le plan A et le plan B. Le plan A consiste à chercher une alternance pacifique en vue d’une refonte de l’Etat. L’idée est de mettre entre parenthèse le processus en cours pour permettre d’organiser des élections fiables, transparentes et apaisées. Ce plan crédite l’hypothèse d’une transition dans le pays.

« La mauvaise organisation des élections nous laisse croire que nous nous dirigeons vers une impasse qui pourrait aboutir à une guerre civile », s’est alarmé le président du COTED, par ailleurs dirigent d’une église.

La presse durant la conférence du COTED © Gabonactu.com

« C’est pour cette raison que le COTED (…) exhorte le CGE à penser Gabon d’abord en reportant les élections couplées de 2023 à une date ultérieure permettant ainsi l’instauration d’une transition », a clairement demandé le pasteur Ngoussi. La transition serait une voie de salut pour le Gabon, a-t-il soutenu.

Cependant, au cas où l’idée d’une transition politique est rejetée par le pouvoir, le COTED sortirait alors de son mouchoir, son plan B.

Le plan B consisterait à ne pas pratiquer la politique de la chaise vide au cas où l’administration persiste à organiser ces élections dans les conditions que le COTED estime « périlleuses ».

Le consortium procèdera alors à l’investiture le samedi 5 août 2023 « du candidat consensuel souhaité par la majorité de la population qui aspire sortir de la dictature émanant d’un système inique qui ne fait allusion à aucun moment à la crainte de Dieu », averti le religieux dans sa déclaration devant une assistance nombreuses composées des candidats aux scrutins du 26 août mais aussi des inconnus.

Pour le COTED, l’heure n’est plus de savoir qui a un meilleur projet de société. L’important est de trouver un candidat qui soit capable de déboulonner le pouvoir actuel qu’il accuse de piller le pays et de priver les gabonais des ressources de leur propre pays au profit d’une petite caste qui se gargarise.

Vue partielle de l’assistance © Gabonactu.com

Georges Bruno Ngoussi a regretté le fait que les gabonais s’achètent ou se vendent aussi moins chers qu’une bouteille de champagne. Selon lui, le gabonais est capable de vendre son vote au prix de 5 000 ou 10 000 FCFA alors que celui à qui il a vendu son vote sabre un champagne qui coute beaucoup plus cher que le prix de la vente de son vote.

Le 26 août prochain, les gabonais sont appelés aux urnes pour élire leur futur président de la République, leurs députés et les futurs maires ainsi que les présidents des assemblées départementales.

19 candidats briguent le fauteuil présidentiel dont le président sortant, Ali Bongo Ondimba, 64 ans, au pouvoir depuis 2009 et candidat à un 3ème mandat.

Antoine Relaxe

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