GEF : 40 recommandations pour créer des champions et conquérir le marché africain

Les rideaux sont tombés samedi sur la 2ème édition de du Gabon Economic Forum (GEF), organisé par la Fédération des entreprises du Gabon (FEG), sous le thème : « Des entreprises fortes pour une croissance durable et une prospérité partagée ». Cette rencontre qui a réuni près de 2000 acteurs publics et privés, a été sanctionnée par quarante (40) recommandations censées améliorer le climat des affaires, renforcer le partenariat entre les secteurs public et privé, favoriser l’émergence d’hommes d’affaires et de jeunes entrepreneurs nationaux pour une économie gabonaise forte et compétitive à l’échelle régionale et continentale, dans la perspective de l’ouverture inéluctable de la Zone de libre-échange continental africaine (ZLECAF).

La ‘’Déclaration de Libreville sur le privé’’, mémorandum synthèse des conclusions des huit ateliers de travail de cette 2ème édition du Gabon Economic Forum, s’inscrit dans la dynamique des récentes assises du Haut conseil des investissements.

A propos de la dette intérieure et de la fiscalité incitative, objet d’investigation d’un des huit ateliers, les participants se sont notamment prononcés en faveur de l’apurement de la dette intérieure, dans le cadre d’un programme national d’apurement, doté d’un tableau de suivi publié et d’un Comité national de suivi à travers la réinstauration du Club de Libreville.

Sous ce même angle, il a été suggéré, la révision des mesures pénalisantes de la Loi des finances 2026 ; l’institution d’un cadre permanent de concertation fiscale ; ainsi que l’audit et la suppression de la parafiscalité illégale ou à faible rendement. Il a également été recommandé l’encadrement des taxes locales et l’opérationnalisation de la Centrale d’achat.

En matière de sécurité juridique, les travaux ont opté, entre autres pour l’adoption d’un principe de stabilité réglementaire et de concertation préalable pour tout texte économique majeur ; la mise en place d’un guichet national numérique de l’investisseur ; ainsi que la digitalisation des tribunaux de commerce et le déploiement des juridictions spécialisées à Port-Gentil et Oyem.

Les participants recommandent également de garantir l’accès des entreprises nationales et des PME locales à la commande publique et privilégier la préférence nationale ; mettre en place un parcours intégré de l’entrepreneur, de la création à la croissance ; déployer une plateforme numérique de mise en relation des talents et des entreprises, adossée à des bourses de stages pour l’insertion des jeunes et des femmes.

D’autres propositions portent pêle-mêle sur la mise en place d’un parcours de soins maîtrisé et la définition du panier de la prise en charge de la Cnamgs (panier, taux et niveau de protection) ; le conventionnement avec diligence les dettes issues des précomptes Cnamgs et Cnss des entreprises répondant à un appel d’offre, sans bloquer l’accès à la commande publique ; la réduction des coûts et délais logistiques (portuaires, aéroportuaires et terrestres) ; et enfin, orienter les investissements privés vers les secteurs à forte productivité (énergie, agroalimentaire, habitat, BTP, industrie, transport et logistique, santé, etc.).

En somme, 40 recommandations majeures contenues dans cette ‘’Déclaration de Libreville sur le privé’’ qui ne sera pas, de l’avis des participants à la présente édition du Gabon Economic Forum et le Président de la FEG, Alain-Claude Kouakoua, l’a martelé ; « un rapport de trop, destiné à être rangé dans un placard pour prendre de la poussière ».

Le suivi et la mise en application des dispositions préconisées feront de l’entreprise gabonaise non pas un acteur périphérique de l’économie mais le moteur, suggère le Président de la FEG qui s’est félicité de la qualité des travaux et des résultats obtenus. « Le Plan national de croissance et de développement attend du secteur privé près de 18 mille des 27 mille milliards de Francs CFA nécessaires à la transformation de notre économie : il n’y aura pas de transformation du Gabon sans les entreprises gabonaises », prévient Alain-Claude Kouakoua.  

Elliott Ana Merveille

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