Le Vice-président de la République, Alexandre Barro Chambrier, a donné, ce samedi matin, dans la salle de banquets du Palais des congrès de la Cité de la démocratie de Libreville, le coup d’envoi de la 2ème édition de du Gabon Economic Forum (GEF), organisé par la Fédération des entreprises du Gabon (FEG), sous le thème : « Des entreprises fortes pour une croissance durable et une prospérité partagée. Cette rencontre réunie près de 2000 acteurs publics et privés (soit plus de mille entreprises membres de la FEG, représentant environ 80% du PIB et près de 90% de l’emploi formel) autour des priorités de compétitivité, d’investissement, d’emploi et de transformation économique. Les travaux, à travers des séances plénières et des ateliers thématiques seront sanctionnés par une « Déclaration de Libreville du secteur privé », ainsi qu’à une feuille de route pour le suivi des recommandations.

La leçon inaugurale du Recteur de l’Université Omar Bongo (UOB) a donné le ton des travaux de cette deuxième édition du Gabon Economic Forum. Les investigations et exhortations du Pr Jean-Jacques Ekomié ont été orientées vers la création des entreprises fortes et l’accompagnement de ‘’champions nationaux’’.
L’Universitaire incite également au soutien de la politique de transformation locale des matières premières, impulsée au plus haut sommet de l’Etat pour une souveraineté économique, afin de transformer le tissu productif dans le contexte de la ZLECAF (Zone de libre-échange continental africaine).
« Une souveraineté qui ne se décrète pas, mais qui se construit dans le cadre d’un partenariat agissant entre les pouvoirs publics et le secteur privé », a prévenu le Professeur Jean-Jacques Ekomié.

De fait, les présentes assises se fondent sur une conviction forte : « aucun pays ne s’est développé durablement sans entreprises fortes ; aucun pays n’a créé massivement des emplois sans investissement privé et que l’entreprise n’est pas un acteur périphérique du développement : elle en est le moteur », soutiennent les organisateurs.
En considération de ce postulat, « Le secteur privé ne réclame ni privilège ni passe-droits : il demande la prévisibilité, la sécurité juridique, la transparence et le respect des engagements qui lui permettent d’investir, de produire, d’innover, de former et d’embaucher », a déclaré le Président de la Fédération des entreprises du Gabon, Alain-Claude Kouakou, qui plaide pour la conclusion d’un « pacte de confiance entre les pouvoirs publics et le secteur privé ».
Sur ces entrefaites, « aucune nation ne peut atteindre une prospérité durable sans un secteur privé dynamique, compétitif et créateur d’emplois. Le Gabon s’est engagé dans une nouvelle dynamique de transformation. Notre ambition est de bâtir une économie diversifiée, moins dépendante des matières premières, d’aller dans le sens de la transformation de ces matières premières, d’être davantage tourné vers l’industrialisation. Pour atteindre ces objectifs, nous devons effectivement renforcer le partenariat entre l’Etat et le secteur privé. L’Etat est pleinement engagé à soutenir les investisseurs nationaux », a renchéri le Vice-président de la République, Alexandre Barro Chambrier.

Pour donner corps et hâter la mise en œuvre de ces engagements, les participants ont été répartis dans 8 ateliers thématiques : Dette intérieure et fiscalité ; Sécurité juridique ; Investissement, Commande publique et Diaspora ; Entrepreneuriat / PME ; Formation et transformation numérique ; Protection sociale (Cnss et Cnamgs) ; Infrastructures et logistique (Habitat) ; Programme de croissance et de développement 2027-2028. Les recommandations attendues, constitueront le socle de la « Déclaration de Libreville du secteur privé ».
Elliott Ana Merveille
